mardi 7 juillet 2009

Cohérente cohue

Il y avait longtemps que je m'étais sentie flotter sur un nuage doux, doux comme un bonheur sans nuage.

Tout s'aligne devant moi, tout va tellement mieux que si j'avais tout programmé moi-même. Ceux qui disent qu'on n'est jamais mieux servis que par soi-même n'ont jamais eu aussi tort!

Je sens enfin que j'ai un foyer à quelque part, et même à Québec, ville qui me faisait sentir étrangère. Je vis avec une personne merveilleuse, avec qui je peux tout partager sans jamais me sentir jugée. Je reçois tellement d'amour et tellement de positif autour de moi que je crains presque tout prendre sans donner.

La vie, c'est comme un méga-restaurant. On nous sert, à condition de commander. Des fois le service est un peu lent, l'endroit et la nourriture diffèrent de ce qu'on avait imaginé, mais on sort de là plein de souvenirs du moment qu'on vient de passer avec les gens qui partageaient notre table.

Certains prétendent que Le Secret est un produit merdique, destiné à des fins lucratives seulement. Peut-être. Mais le principe derrière ce livre est tout sauf dommageable. Il s'agit en fait de la loi de l'attraction, qui a été repris par de nombreux auteurs.

Vous en prenez ce que vous voulez et laissez le reste de côté, bien entendu. Moi j'ai appris à me concentrer sur le positif au lieu de m'appitoyer sur mon sort. Quand j'ai de la difficulté à le faire, je remercie la vie pour 5 éléments qui me sont gracieusement donnés. Il peut s'agir de choses toutes simples mais si grandioses à la fois, comme d'avoir gagné à la loterie à ma naissance parce que je suis née en parfaite santé dans un pays sécuritaire.

Bref, il y a beaucoup de changement dans ma vie ces temps-ci, premier appart, nouvelle vie commune en couple, voyage prochain... mais tout est si positif que je suis convaincue que le serveur m'a parfaitement comprise quand je lui ai dit que je ne me contenterais que du meilleur.

mercredi 17 juin 2009

Est-ce qu'on va vraiment vivre 100 ans?

Dites-moi le tout de suite, que je m'attelle pour réfléchir sérieusement à la question.

1h30 du matin l'autre soir, 3 filles au Tim Horton's (sobres ou presque, croyez-moi, c'est bien de le préciser). En disant de la marde comme à peu près tout le temps avec ces collègues-là, je me mets à déraper sur l'espérance de vie qui n'arrête juste plus d'augmenter. Ça devait ressembler à quelque chose du genre :

- Imaginez-vous qu'on va encore travailler là pendant 1 an pour payer notre diplôme, pis après ça on va décrocher un emploi payant qu'on aime pas tant que ça parce qu'on va être trop lâches ou trop pauvres pour retourner aux études, pis finalement à cause de l'hostie d'espérance de vie de marde qui finit juste pu de finir, ben on va être pognées pour prendre notre retraite rien qu'à 75 ans... J'vas tu pouvoir mourir en paix un jour?!

Je tiens à souligner encore que c'était du "disage de marde" et que je ne suis pas toujours aussi négative que ça. On a donc ri en malade toutes les trois après cette chire orale, mais une de nous a repris son sérieux pour me dire :

- Mais dans le fond, t'as raison. La vie, c'est ça. On se fait chier toute notre vie à payer une hypothèque pis on meurt.

J'ai pris une gorgée de tisane à la menthe qui est définitivement mal passée, et j'ai effacé ce commentaire de mon disque dur, question de ne pas avoir à y penser.

Mais c'est une vraie plaie cette question, parce que j'y songe sans arrêt depuis hier!

Dans un sens, elle a frappé dans le mille. On travaille fort toute notre vie, on traverse des épreuves pour... quoi? Dans un jeu vidéo, on sait qu'il existe une autre étape encore plus stimulante qu'on va franchir en travaillant fort. Le hic ici, c'est que l'animation interactive s'appelle la vie et est constituée de pas mal plus d'inconnu que de connu, d'après moi.

Et je ne parle même pas ici de laisser une trace de notre passage. Bien sûr, on fait une différence dans la vie de ceux qui nos entourent, mais pour combien de temps? Et ne sommes-nous tous pas remplaçables aux yeux des autres (il serait bien prétentieux d'affirmer le contraire) ?

Ma seule option de compréhension réside maintenant dans l'apprentissage. Divers, sous toutes ses formes en fait. La connaissance, de nous-mêmes, des autres, de la matière. Il s'agit encore une fois de travail, mental surtout, car on force pour étudier, pour travailler sur soi-même et pour comprendre les autres. Mais cette facette de la vie humaine me pousse à croire que nous ne sommes pas ici pour rien. Si nous ne mettons pas notre savoir à profit, faute de créativité ou d'ambition, nous pouvons toujours le transmettre, ou du moins, en tirer une certaine fierté.

Je me demande si je suis dans la minorité qui, de un, réfléchit sérieusement à cette question sans impliquer la foi et qui, de deux, pense de cette façon. C'est peut-être en fait parce que j'aime apprendre, et que ce défi constitue une expérience, une façon d'évoluer.

Vous, qu'est-ce que vous feriez de 100 ans sur Terre?

mercredi 27 mai 2009

Plus de jus

C'est ce qu'on dit quand notre batterie est à terre.

Ça vous tenterait pas vous, des fois, d'appeler une sorte de CAA pour humains, de vous faire analyser vite fait bien fait pour comprendre ce qui ne va pas, pour ensuite vous rendre au Canadian Tire et acheter le morceau défectueux pour le remplacer au plus sacrant?

Malheureusement, si la vie était comme ça, on n'aurait pas besoin de se taper l'angoisse, l'attente d'avoir un rendez-vous, l'inconfort de se mettre (à, ou sans à, selon le type de bobo) nu, l'appréhension du résultat... Ce serait quand même dommage d'avoir à éviter tout ce processus qui nous fait tellement travailler sur nous-mêmes!

Dans mes pires moments, j'ai souvent l'impression que tout est à refaire. Tout, toujours et sans raison. Ça enlève un peu de charme au quotidien, disons.

N'empêche que je devrais songer sérieusement à cette idée de dépannage humain. Il ne s'agit pas seulement du 511 ou d'une ligne téléphonique destinée à la prévention du suicide, mais plutôt d'un contact humain. Chaud, réel, personnalisé. Un humain, avec son jugement d'humain, ses capacités à aimer et son sourire, pas seulement une voix, qui se déplacerait pour venir en aide aux plus démunis physiques ou émotionels.

À suivre dans le prochain épisode!

lundi 18 mai 2009

D'un souffle continu

On dirait qu'à un certain moment durant l'année, un parfum qui semblait n'appartenir qu'à la précédente nous envahit ou nous dépossède, c'est selon. À grosso modo pareille date l'an dernier, j'étais assise sur l'herbe dans le grand axe de l'Université et je me baignais d'un rayon si doux et si fin que je le crus tangible.
Je le pris, l'embrassai de mes mains et me réchauffai de lui, l'enveloppant de tous mes sens insensés sans lui, lui qui les rougissait, les façonnait, les bordait, les émerveillait, les vivait. Puis j'eus chaud, très chaud, comme si mes bras que j'avais ouvert en signe d'infini m'avaient exposée, chair vive, à plus de lumière que mon corps fait de rétine ne pouvait supporter sans cligner, sans se fermer un tout petit peu.
Je pris alors le rayon de ma main gauche et me levai, grandie d'une force dont grandissent les dieux, pour accueillir le vent, celui du changement. Le bienvenu, l'attendu, le début, celui que je n'espérais même plus. Je me berçai de lui, savourai son souffle susurrant ses "C'est ici aussi, aussi, si" de celui si sûr de soi. Jamais je ne me lasserai, pensais-je.

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Ça, c'était une journée de 2008, banale comme tout, mais revue un an plus tard pour en faire un exercice d'écriture. Ce qui suit a été écrit à peu près à pareille date en 2007.


Amsterdam 1

Paisible et peinarde, j'entends le vent qui me virevolte. L'esprit du changement me guette, il est là tout près, je le sens. La vie n'attend qu'à être cueillie. Tant de vie devant moi qui se tend, s'étend éperduemment devant moi qui l'attend.

Des vélos colorés avancent.
Des vagues d'ivresse m'avoisinent.
Je voyage, seule préparation à un lendemain qui n'en portera plus le nom lorsque nous y serons.
Le vent m'enlace, me porte.
Le soleil est doux et me réchauffe. Que dire de plus sinon que la vie n'en est qu'au début. Le matin m'appartient, l'après-midi me bénit , le soir me borde sans décevoir.

.o0o. Doux flots faisant foi de finesse. .o0o.

Mes cheveux dorés au vent qui volent comme des milliers d'étoiles filantes en voyage vers l'envers. Les cieux en arrière-plan qui se mélangent; le jaune d'une nuit chaude à contempler les reflets de la lune aux abords d'un canal, le bleu mélodieux des mains entrelacées, le rose pur et doux d'une aurore que nous n'attendions plus.

Amsterdam, éphémère Amsterdam, sois photographe cette fois-ci afin que tes couleurs restent à jamais en vie.

jeudi 14 mai 2009

Ich vermisse Deutsch!

Je m'ennuie de l'allemand, douloureusement.

Je m'ennuie de la langue, du peuple, du pays, des villes, de la littérature, des paysages et de plein d'éléments décousus qui sont tous un peu miens, mais enfin, tellement loin.

Je m'ennuie du sentiment de fierté que me procure l'élocution d'une langue étrangère, de cette langue-ci en particulier, parce qu'elle sonne si distinguée et élaborée à mon oreille. Ich liebe dich est un je t'aime plus amoureux, plus doux. J'adore la syntaxe de l'allemand et les structures de phrase qui en découlent; on ne peut interrompre notre interlocuteur à moins d'être sûr à 100% de notre coup car dans bien des cas, le sujet et/ou le verbe de la phrase se trouvent à la fin. Les sonorités profondes et puissantes des mots comme universums m'impressionnent, comme si elles suggéraient plus que le mot lui-même. J'en suis rendue au point où je m'ennuie même de mes cours de CEGEP! Je m'ennuie de ces longs mots pourtant si faciles à déchiffrer. J'ai envie d'écouter quelqu'un me lire les nouvelles, ou des nouvelles, en allemand. Je vais peut-être bien imiter une amie qui s'instruit en lisant Alicia en el paìs de las maravillas et choisir un conte pour enfants afin d'enrichir mon vocabulaire.

Je m'ennuie du peuple allemand. Je ne veux pas tomber dans la généralisation parce que du bon monde, il y en a partout, et des épais, il y en a partout aussi. J'ai tendance à favoriser les Allemands et Allemandes (peut-être le remarquez-vous déjà par mes adjectifs plutôt mélioratifs), non seulement parce que j'aime leur culture, mais aussi parce que je me sens toujours à l'aise entourée d'eux. Je trouve qu'ils ont, en général, de la classe et qu'ils sont ouverts d'esprit, mais encore là, peut-être suis-je seulement, et heureusement, tombée sur les bonnes personnes. Néanmoins, de tous les pays que j'ai visités en Europe, aucun ne m'a procuré ne serait-ce qu'un semblant du sentiment de sécurité et de bien-être que j'ai pu ressentir en Allemagne, et ce, dans n'importe quelle ville, de Cologne à Berlin, ou de Kiel à Munich.

Pourquoi alors, du coup, ces regrets d'un paradis dans lequel je n'ai pu baigner que de trop courts instants? Un groupe de petits vieux Allemands de passage à l'hôtel, tout simplement. L'espèce de reconnaissance humble dans tous leurs sourires, déclenchés par des riens en fait. L'éclair de gratitude dans leurs yeux quand on baragouine un danke ou un hallo. Leur chaleur humaine, réservée mais abondante. Je leur aurais parlé pendant des heures, même en cherchant le moindre de mes mots.

Deutschland. La prochaine fois, ce sera un aller simple je crois.

lundi 11 mai 2009

Comme un gant

Vous est-il déjà arrivé, à vous chers lecteurs, de vous sentir nus, plus incommodés par une absence que par une présence? Comme si vous étiez un doigt qui, malgré la chaleur des autres autour, avait besoin d'un gant pour l'entourer?



Étrange, ces relations interpersonelles.



Récemment, je parlais avec quelqu'un qui m'avouait entretenir plusieurs amitiés qui lui procuraient ce sentiment, à chaque rencontre avec l'autre, de retrouver la relation exactement là où elle avait été laissée, intacte.



Cliché...!



Je la trouvais chanceuse, certes, mais ne comprenais pas comment c'était possible. La distance prend trop d'ampleur parfois, qu'elle soit physique, émotionelle, intellectuelle ou autre. Si on se laisse sur une note positive, soit, à la prochaine. Mais quand viendra la prochaine fois? Lequel des deux est en mesure de se demander si l'autre le négligle? Who's to say?



De plus, on évolue. Ou d'autres oublient de le faire. Et on se réveille au beau milieu de la soirée en cherchant quelque chose à se dire.



Moi, quand le don du pardon a été distribué, je devais être aux toilettes. Fool me once, shame on you; fool me twice, shame on me est ma devise. Si tu me joues dans le dos une fois, tu es certainement capable de le refaire. Cependant, je donne autant (sinon plus) que ce que j'exige des autres. Et le respect dans toutes ses formes, pour moi, est primordial.



Or, certaines personnes m'ont assez bien cernée et comprennent tout ça. Et ce sont ces gens qui, une fois si près de moi, désactivent à peu près tous les mécanismes de défense dont je suis normalement constituée en société.



Rencontre inespérée aujourd'hui avec une vieille amie : par chance il faisait soleil et j'ai pu garder mes verres fumés, sans quoi j'aurais passé pour la quétaine des deux, celle qui pleure (et d'habitude, ce n'est jamais moi).


J'ai appris aujourd'hui comment on peut se fondre de nouveau à l'autre, et ce, sans jamais brûler.

mardi 5 mai 2009

Processing...

J'ai enfin trouvé le fil conducteur de mon roman!
Et je dois avouer que c'est grâce à mon chéri et aux bonnes idées qui ressortent de nos discussion.

Donc! Comme à peu près, je crois bien, tout bon premier roman, ce sera quelque peu autobiographique. À certaines exceptions près...

Le personnage principal ne portera pas mon nom. Je ne nommerai personne. J'améliorerai. Je créerai. Bref, j'avancerai encore plus loin.

Je ne veux pas en dévoiler trop, mais l'histoire portera sur un long voyage que j'ai fait en 2007. J'ai pris beaucoup de notes, alors techniquement, la tâche ne sera pas trop ardue. Cependant, je me connais assez pour savoir que j'ai refermé un peu vite certains coffrets qui devront être rouverts, voire forcés.

N'empêche! J'ai trouvé, j'ai trouvé, j'ai trouvé et c'est le sentiment le plus merveilleux que je pouvais espérer! Ne me reste plus qu'à débuter.

Allons-y, donc.

Je ressors des cadavres d'ébauches de mon tout premier blogue. Je pense bien utiliser la forme épistolaire, comme l'indique ce premier article :

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24 mai, Londres

Si tu savais comme le temps passe vite ici, tu n'y viendrais pas pour élever tes enfants ou te perdre dans des songes que tu souhaitais interminables. Si tu ressentais la fragilité du moment, l'intangibilité de l'instant où tout est possible mais où si peu semble pouvoir être accompli, peut-être aurais-tu une perception différente de cet absurde sablier géant. Si tu entendais l'espace-temps fuir doucement comme dans la nuit un voleur avec nos rêves, si tu voyais cette masse invisible rapetisser à la vitesse de l'éclair, écrasant nos pensées comme un compresseur et si enfin, enfin tu pouvais goûter l'odeur âcre de l'impossibilité, alors seulement tu comprendrais pourquoi je me dépêche à t'écrire ces quelques lignes.
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Voilà pour le premier! Les articles seront tous différents, au gré du voyage et des villes qui le façonnent, mais vous saisissez probablement déjà le ton.

J'attends vos commentaires!

R.

lundi 4 mai 2009

Le train-train à toute vitesse

All! Sva? Fauchparte, bye!

C'est probablement le genre de conversation que j'aurai dans les sept prochaines semaines si je veux gagner du temps à quelque part.

Je vous explique ma philosophie : si on travaille 35-40 heures, on arrive le soir à maison, on a le goût de décompresser, ou de se changer les idées et voir des gens, ou on est en forme et on feel pour sortir. Bref, on dépense. On a une belle qualité de vie mais c'est pas là qu'on "pile son cash" en bon français.

Par contre, si on travaille plus, genre 50-60 heures, là on arrive à la maison, on se couche, on lit, on écoute on film, bref on est trop fatigués pour même penser à mettre le nez dehors.

Pas tellement de qualité de vie, mais c'est pour cette raison qu'il ne faut pas que ça s'éternise.

Après ma théorie, voici ma solution : avoir 2 emplois pas forçants et moyennement payants! Comme ça, je ne me fais pas suer au travail et je peux aisément faire autre chose durant mes quarts de travail (lire, écrire, jouer, etc.). De cette façon, j'arrive chez nous et j'ai juste le goût d'être à la maison mais je suis quand même pas si épuisée que ça.

C'est certain que je n'ai pas encore commencé mon emploi à temps partiel que je ne peux pas juger, mais d'après moi, ç'est aussi peinard que l'hôtellerie. Bref, s'occuper du client quand client il y a, sinon, ne surtout rien faire.

En terminant, je vous défend de croire que je suis paresseuse...

J'ai quand même deux emplois :)

Bonne semaine!

jeudi 23 avril 2009

Des projets plein la tête!

Je suis comme ça moi, à toujours vouloir tout, à désirer le mouvement, l'évolution. Parfois je me fais des listes, parce qu'en écrivant mes objectifs, je suis certaine de ne pas en laisser filer un seul. 1, 2, 3 on y va!

Projets à moyen terme (disons... d'ici à l'automne?) :

- Me remettre en forme

Celui-là est facile, parce qu'avec l'été qui arrive, le soleil me motive. J'aime pas mal mieux m'oxygéner le corps et l'esprit dehors que suffoquer dans un gymnase gris. L'été va donc de pair avec sport dans ma tête, que ce soit le roller, le vélo, la course, la nage, amenez-en!

- Écrire, lire plus

Pas écrire plus pour le volume, ça, je n'en ai rien à cirer. Je veux écrire davantage pour m'habituer, me rythmer et me discipliner. Et si je veux écrire un roman un beau jour, il va bien falloir que j'en lise. Pas pour copier, non, mais bien pour m'inspirer.

- Voyager

Ça c'est pas un secret pour personne, le voyage, c'est une de mes nombreuses drogues. Je souhaite ardemment visiter San Francisco cet été, parce que c'est une ville qui me semble magnifique et qui possède un petit côté hippie très à mon goût. J'aimerais accéder à tout ce que cette ville a à offrir avec mon amoureux pour qu'on découvre ensemble, parcelle à parcelle, une Terre infinie de beauté.

- Décrocher un emploi dans mon domaine

Ça tombe bien, je suis justement allée passer une entrevue aujourd'hui pour un poste que j'aimerais, il me semble. Je veux bien entendu me faire de l'expérience, mais également gagner un salaire décent. Non pas que celui qu'il m'est versé est ridicule; au contraire, il est même proportionnel à ma charge de travail (qui elle est parfois risible). Je veux également relever un défi professionel pour connaître le métier et savoir s'il correspond à ce que je veux vraiment.

Projets d'envergure :

- Devenir adulte

Non, je ne suis pas encore une adulte. Je crois être sur la bonne voie, même si je ne possède pas encore d'intérêt marqué pour les finances et les responsabilités en général. Qu'à cela ne tienne, je crois bien devenir adulte le jour où je me décrirai comme "une femme qui...". En attendant, je devrais probablement définir ce que je crois correspondre au concept. À suivre...

- Me sentir chez nous

Je n'ai rien contre les déménagements, au contraire : ils satisfont amplement ma bougeotte et améliorent ma capacité d'adaptation (qui doit être sur le bord d'exploser). Par contre, en grand nombre, ils nuisent à ma définition personelle de "chez-moi". Je ne me sens pas à la maison depuis que j'habite à Québec, et j'aimerais bien remédier à ce sentiment de "homelessness" (on dirait que les mots me viennent plus aisément en anglais quand j'aborde ce sujet). Je veux faire de l'appartement, celui dans lequel j'emménagerai avec l'homme que j'aime de tout mon coeur, un foyer, une place où il fait bon vivre. Ce qui est surtout bien dans cet objectif, c'est que je le sens réaliste et accessible.

Vous, quelle sorte de projets vous gardent en vie ces jours-ci?

Voilà, ça fait le tour, pour aujourd'hui en tout cas ;)

mardi 21 avril 2009

Boisson d'avril #2

Hola hola todo el mundo :)

Je suis particulièrement heureuse en ce jour, qui plus est, gris et morne, parce que je viens de compléter le dernier examen de mon cours le plus difficile de la session! (Note to self : m'écouter à l'avenir et lâcher un cours optionnel quand je sens que ce sera une perte de temps et un drain à énergie) J'aurai tout de même connu quelques auteurs américains et flirté avec bon nombre de styles littéraires, quitte à au moins savoir si j'apprécie assez pour en relire.

Qu'à cela ne tienne, il ne me reste qu'un examen à me taper et deux travaux courts à remettre. L'examen constitue en une traduction pure et dure, d'un texte (long, gris fonctionnaire et ennu y e u zzz) portant sur l'économie et mes deux travaux (version littéraire et russe) peuvent être remis à la toute fin de la session. Tout va pour le mieux!

C'est pour cette raison, si précieuse, que je célèbre ce soir. Ha oui, pour d'autres aussi, dont celle d'avoir évité le pire, mais passons. Donc je célèbre en sirotant... non, à vrai dire, je la déguste et assez rapidement en plus, une toute nouvelle et déjà célèbre Keith's Premium White!

Avez-vous aperçu l'immense affiche qui témoigne de sa pureté sur l'autoroute Robert-Bourassa direction sud? Si oui, croyez-moi, vous pouvez vous laisser influencer. Elle est divine! Peut-être moins capiteuse que la Hooegarden, qui recèle de coriandre et de zeste d'orange, la Keith's Premium White goûte principalement les agrumes (je dirais la tangerine et le citron) et les épices (pas trop fortes, et surtout vers la fin). Notez que c'est la blanche la plus légère que j'aie jamais goûté : plus que les Rickard's White, Blanche de Chambly, Hooegarden et Blanche de Bruxelles de ce monde. Ça me convient parfaitement : on peut en boire pas mal sans jamais s'écoeurer!

Miam, comme j'ai hâte de la déguster en plein soleil, sur mon balcon à moi!

Les amis, je vous souhaite une excellente journée. Portez-vous bien, la vie est succulente!

lundi 20 avril 2009

я студентка

Ce qui signifie : je suis une étudiante (qui ne poursuivra pas les cours de russe).
Le russe c'est bien pour connaître les bases, surtout vu que l'alphabet est différent, et pour être en mesure de se débrouiller si on voyage le moindrement, mais c'est une langue difficile. L'exemple classique que mes deux charmants professeurs se plaisaient à donner dans le cours était celui des touristes nord-américains qui, confus devant un PECTOPAN (les P que vous voyez se prononcent "R" en russe) n'osaient pas entrer, quitte à mourir de faim. En tout cas, je saurai tout de même demander où se trouve l'hermitage et le kremlin quand je serai à Moscou :)
C'est fou quand même tout ce qu'on peut apprendre par le seul fait de connaître les bases d'une langue. La structure des verbes, l'emploi de tel ou tel mot dans un syntagme peut nous en dire long sur le mode de pensée des utilisateurs d'une langue. Attention cependant; il ne faut tout de même pas sombrer dans la tentation de l'extra-interprétation linguistique!
Par exemple, en russe justement, le verbe avoir tel que nous, francophones, le connaissons et l'utilisons, est une denrée rare exclusive aux testaments et autres documents officiels. On exprime plutôt la possession en disant qu'elle se trouve chez nous ou près de nous (même s'il s'agit d'une personne qui demeure loin de nous, comme dans : chez nous se trouve un frère). Je présume que la langue russe s'est forgée selon le régime communiste du pays, selon lequel les possessions personelles sont inutiles.
Outre mes théories, l'apprentissage d'une langue nous donne droit à de savoureuses anecdotes. Notamment le fait que lada signifie harmonieuse en russe, ou que kaput veut réellement dire brisé en allemand. Parlant d'allemand, comme les "V" se prononcent "F" et que les appostrophes sont éliminées dans l'expression d'une possession, on se rend compte assez vite que dans le fond, Volkswagen signifie seulement "l'auto du peuple".
J'adore mon baccalauréat en traduction, seulement je sais que je n'exercerai pas cette profession telle quelle, à moins de trouver un domaine à traduire assez intéréssant pour m'y consacrer entièrement. En attendant, je me concentre sur mes examens (il ne m'en reste que 3 en cette fin de deuxième année :) et je vous souhaite de passer une Добрый день!

jeudi 16 avril 2009

Porte patio, Lionel et tickets!

Des jours comme aujourd'hui, où l'arrivée de l'été ne se compte visiblement plus en mois, j'en prendrais par dizaine.
Ça ne prend pas grand-chose pour faire mon bonheur : juste sortir dehors, mais attention, par la porte patio, me fait sourire. Aller lire sur le balcon, mais avec mon manteau, c'est quand même toujours agréable au mois d'avril. C'est le pincement sur l'avant-bras dont j'ai besoin pour m'assurer que je suis bel et bien toujours en vie.
Un autre moment, celui-ci plus mémorable, qui fait mon bonheur est celui de la première terasse de l'année! Le rite s'est commencé aujourd'hui même et pas n'importe où : chez Lionel! (Pour les moins connaisseurs de petits pubs rustiques de quartier, c'est à Neufchâtel. On peut y déguster la meilleure grosse 50 en ville ;) Après-midi donc fort agréable, à jaser avec une bonne amie que je vais malheureusement perdre pour tout l'été. Mais bon, il y aura toujours d'autres terasses et d'autres amis pour m'accompagner, et je trouverai toujours un trou pour une terasse à quelque part dans mon horaire chargé.
Chargé parce qu'à part les études qui servent à passer mon cours, le cours qui sert à m'enseigner une profession que je n'exercerai pas de toute façon, les examens qui vont finir par me donner accès à un vilain bout de papier qu'on appelle diplôme, le travail qui me sert à payer mes études, ma bière chez Lionel et mon auto, eh bien, à part tout ça, je pogne des tickets. J'ai ma vignette, mais je réussis quand même à en pogner sur le campus. J'en pogne comme on pogne n'importe quel individu désagréable au centre-ville. J'en pogne comme on pogne la grippe dans un foyer de p'tits vieux. J'ai jamais autant pogné de toute ma vie, mais c'est pas tellement flatteur. J'en suis à me demander si je possède réellement l'accuité visuelle requise pour détenir un permis de conduire : je les vois jamais, les mosus de panneaux, c'est pas compliqué! Encore l'autre jour, je me stationne dans la rue, devant une chocolaterie assez achalandée en période pascale, et c'est seulement à mon retour, en ouvrant ma portière du côté passager pour déposer mes emplettes que j'ai aperçu un poteau. Et seulement parce que ma porte accrochait dedans, sinon je l'aurais jamais su. Telle une matante Réjeanne qui se fait demander son âge, je suis trop gênée par le nombre pour le dévoiler. Est-ce que je suis un cas désespéré, ou vous en connaissez des comme moi?
Pour ma seule défense, je tiens à préciser que malgré mon pied pesant, je n'ai jamais encore été arrêtée pour excès de vitesse! (Ici se termine l'entrée, c'est beaucoup trop long taper à une main, avec l'autre qui touche du bois.)

mercredi 15 avril 2009

Sous tes rayons je fond

Le soleil immense auquel je m'offre un 15 avril me rend bien la pareille.

La banquise que l'hiver avait permise,
sale vieille et grise,
se remémore ses origines.
Cascade de coups, de coeurs et de corps
Qui coulait par hoquets
Vers l'oasis, désir sans trajet.

tes mains que mon corps au complet a absorbées tes muscles que j'ai sentis contre moi se contracter tes yeux qui ne font des miens qu'une bouchée

Je sors, même si c'est pour fondre
La forme importe peu
Quand on ne voit pas son ombre.

dimanche 12 avril 2009

Anorexigène

La vie me coupe la faim.
La vie me coupe les mains quand arrive l'heure de me servir de ce qu'elle sert en vain.
L'envie m'occupe enfin.
L'envie m'occupe enfin quand se présentent à moi des espoirs multipliés par vingt.
Au vide n'échappe rien.
Au vide n'échappe rien qui n'ait jadis été plein.

Anorexigène quand je dois redescendre pour t'entendre.
Anorexigène quand tout ce que j'avale éclate.
Anorexigène quand j'ai mal au coeur de comprendre.

jeudi 9 avril 2009

Petit frère, grande soeur

Ça fait plusieurs fois que j'ai des conversations avec les gens qui m'entourent sur la personnalité d'une personne selon le rang qu'elle occupe dans sa famille. Sauf quelques rares exceptions, dont une dans ma famille agrandie, voici ce qui en ressort:

L'aîné de la famille est généralement porté à prendre soin des autres, probablement parce qu'il a eu à le faire avec ses plus jeunes frères et/ou soeurs. Il aurait aussi plus de caractère et de détermination que la moyenne, parce qu'il a souvent eu à ouvrir des portes. L'aîné est souvent le plus mature des enfants d'une même famille, même si la différence d'âge avec le deuxième n'est pas énorme. Les plus vieux ont, de l'avis général, de la facilité à prendre le contrôle pour que les choses se fassent à leur manière. Bref, les aînés seraient des leaders charismatiques.

L'enfant du milieu se retrouve généralement entre deux feux. Ils est souvent un mélange des caractères de l'aîné et du cadet, leur juste milieu en termes de personnalité. Certains que j'ai rencontrés m'ont avoué se sentir bien différent de tous les autres enfants, comme s'ils étaient le mouton noir de la famille. Qu'à cela ne tienne, ce sont habituellement des personnes très sociables.

Le cadet est souvent l'enfant le plus sensible. Il a souvent un côté plus bohème, artistique, ou un je-m'en-foutisme plus développé que l'aîné. Le benjamin est souvent gâté, matériellement et/ou en affection, en temps. C'est généralement quelqu'un de plus introverti que son aîné, mais qui a une personnalité bien forgée.

C'est difficile pour moi d'écrire sur les cadets vu que je suis la plus jeune d'une famille de deux enfants, et que je ne veux surtout pas généraliser de par ma propre expérience.

Je crois également que les enfants uniques sont un heureux mélange de toutes ces caractéristiques.

Vous reconnaissez-vous là-dedans? Est-ce que, d'après vous, mon opinion et celle de ceux avec qui j'ai discuté sur ce sujet est valable ?

Sur ce, à bientôt :-)

R.

mardi 7 avril 2009

Boisson d'avril #1

Ce n'est pas une joke : la boisson d'avril est sans contredit la bière, surtout après la razzia effectuée en fin de semaine au centre-ville d'Ottawa.

Ma douce moitié (qui était plutôt rugueuse du visage cette fin de semaine-là) et moi sommes allés faire une virée express dans la belle capitale. Comme le cousin de mon amoureux et sa blonde, chez qui on restait, sont aussi des amateurs de houblon, disons qu'on s'est tous musclé le coude :)

Premièrement le vendredi soir, on a bu de la Steam Whistle, une bière de l'Ontario qui gagne réellement à être connue. C'est une blonde, mais, loin d'être fade, elle est hyper pétillante. Elle est également dotée d'un gros plus pour ceux qui, comme moi, se soucient de l'esthétique : la bouteille fait très rétro, verte comme celles de 7-up. La caisse de 12 est en carton vert et contient souvent un débouche-bouteille qui s'attache au porte-clé. De quoi combler les souefs pressantes! Ma note globale pour la Steam Whistle : 8/10
(Nous, les filles, avons aussi bu de la Rickard's White, mais je ne la noterai pas, pas aujourd'hui en tout cas, parce qu'elle est trop commune. Notez qu'elle se vend en caisse de 20 en Ontario, 10 de White et 10 de Red : parfait pour les couples! Suggestion : essayez-la avec des tranches d'orange sanguine dedans; en plus de la saveur, ce fruit ajoute de la couleur :)

Ensuite, le samedi a commencé tard parce que la soirée d'avant avait fini tôt (le matin), donc nous sommes allés faire un tour au centre-ville d'Ottawa pour commencer. Premier arrêt : LCBO (Liquor Control Board of Ontario alias Paradis Terrestre). Beaucoup de choix d'alcools forts, de bières importées, de vins, de mousseux... J'ai réussi à me retenir un peu et n'acheter que deux bouteilles de vins et 8 bières importées, mais avoir eu plus de temps et d'argent... watch out la cirrhose :P

Bref, LCBO l'emporte haut la main sur la SAQ, sûrement pour leur plus grande variété de produits. J'ai même trouvé des shooters, tout préparés, chocolat blanc et vodka...miam miam :)
Je viens d'ajouter le #1 à la fin de mon titre parce que je prends goût à la critique de spiritueux (j'ai surtout pris goût aux spiritueux je crois ;) alors le compte-rendu des bières de micro-brasserie reste à suivre..!

Le samedi, nous avons donc complété le but de cette plaisante visite en assistant au match Sénateurs-Flyers! Je tiens à préciser que les Sénateurs ont fièrement arraché la victoire aux mains des Flyers en tirs de barrage à la toute fin. Que de suspense, que de plaisir! Le Scotiabank Center, moderne et immense, n'était pas comble mais l'ambiance y était!

C'est tout pour aujourd'hui! Mars ayant été le mois de la santé du foie, le nôtre est maintenant frais et dispo, alors je vous souhaite un excellent mois d'avril!

jeudi 2 avril 2009

Je tourne en rond

Je manque d'énergie pour avancer à un bon rythme. Les fins de session sont toujours pénibles, mais celle-ci débute particulièrement tôt. Les sessions d'hiver sont dures sur le moral, peut-être parce qu'en plus d'avoir vraiment hâte à l'été pour enfin réaliser les projets qui nous tiennent à coeur, on manque foutrement d'ensoleillement et de grand air. Je parle pour moi, du moins, qui suis facilement affectée par la température.
En plus, je déteste dire que je manque de temps : tout le monde a un horaire de fou, c'est vraiment trop facile. Je mets le moins possible mon manque d'organisation sur le dos (très large) d'un horaire trop chargé. J'essaie donc de faire le plus de travaux possible au travail quand j'ai des temps libres là-bas (dieu du ciel, vive l'hôtellerie) mais plus souvent qu'autrement, je suis brûlée et finis par ne pas aller au cours, faute d'avoir trop peu travaillé la matière. Résultat : cercle vicieux.
Même chose du côté de ma so-called discipline d'entraînement : je m'étais résignée à aller au gym début février, me disant que c'était sûr que je serais motivée à y aller vu que c'était directement sur le campus et que j'avais ma passe mais... non. Je me suis rendue compte assez vite que la motivation ou l'énergie manquaient, donc maintenant je ne joue qu'au badminton une fois par semaine. Je manque franchement de cette dopamine si vitale qui me fait tripper sur la vie quand je bouge. Résultat : cercle vicieux.
Courage, il ne reste que 20 jours à cette satanée session d'hiver 2009, pour ensuite faire du 40 heure semaines dans un endroit sombre. J'ai un urgent besoin de soleil.

mardi 10 février 2009

I have a dream

Je n'ai pas qu'un rêve, loin de là, mais mon plus cher projet personnel, après la carrière et la famille, serait d'écrire un livre. Pas n'importe quel genre de livre : un roman qui révolutionnerait la littérature canadienne.

Je classe ce rêve hors de la catégorie ­"carrière" parce que je souhaite réellement devenir interprète, afin d'allier toutes sortes de domaines qui me tiennent à coeur (langues, politique, voyage, etc.) et donc, me lever en souriant parce que je sais déjà que je vais aimer ma journée de travail. Le livre que j'écrirais serait avant tout un projet individuel, peut-être même de retraite ou de sabbatique, qui sait? ...pas encore sur le marché du travail que je pense à la retraite :)...

Je suis tombée en amour avec un livre que j'avais dû me procurer pour un cours de littérature canadienne au CÉGEP. Il s'agit de A Complicated Kindness, de Myriam Towes (j'ai appris que ce nom se prononçait "tévz"). Le roman met en vedette Nomi, une adolescente Ménnonite qui vit dans une communauté recluse des Prairies, que la mère et la soeur viennent soudainement de déserter. Le scénario est bon, il contient quelques punch intéréssants vers la fin et ne nous tient pas par la main : on peut donc tirer nos propres conclusions sans sentir que l'auteure nous prend pour des épais. La langue est belle, les dialogues sont bien construits et les phrases coulent à merveille. Par contre, le plus important, c'est qu'on s'attache terriblement aux personnages. On veut leur parler, on les aime instantanément.

Le plus important est donc mon problème. Je suis certaine de pouvoir trouver quelques pistes intrigantes pour le dialogue et bâtir un scénario sans faille. L'histoire incluera certainement de nombreux pays et beaucoup d'éléments visuels (comme ça je serai en mesure de réaliser le film par la suite ;). De plus, je n'ai aucun doute pour la forme; je veux même que mon livre contienne plusieurs langues, dont le français, l'anglais, l'allemand mais je n'ai aucune idée de leur hiérarchie. Je veux un roman doux à l'oreille comme un poème. Ou un poème rythmé comme un roman.

Mais les personnages, je dois les façonner, les former, les apprivoiser. Le plus facile, ce serait une inspiration autobiographique, mais je doute hautement que ma vie soit assez intéréssante pour la publier.

De toute façon, j'ai encore le temps d'y penser. Pas trop, cependant; je veux quand même prendre ma retraite à 50 ans :)

vendredi 6 février 2009

À propos de 1759...

On s'en câlisse-tu ou on s'en câlisse pas de leur représentation des événements de 1759?
Moi je dis qu'on s'en câlisse assez pour être capable de ne pas y aller si ça ne nous intéresse tout simplement pas. Assez aussi pour être capable d'y aller en sachant très bien que ça n'a absolument rien de politique.
Rien de politique? Mais attends, c'est pas ça qui a fait que les méchants Anglais nous ont dominés, nous, peuple faible et francophone, pendant de si longues années?
Bon, d'accord, un tantinet de politique se cache là-dessous. Mais bien en évidence surgit l'histoire de la politique et c'est là que réside toute la différence.
Parce que l'histoire de la politique, ou en fait tout simplement l'histoire (qui est pas mal constituée de faits politiques) est une explication de ce qui est venu avant nous, de ce qui fait le comment, le où, le qui, mais surtout le pourquoi nous sommes. Pourquoi nous sommes ici, pourquoi nous sommes francophones, et pourquoi nous sommes quelques-un à être contre un enseignement de faits véritables et vérifiables.
Pourquoi donc?
Parce qu'il paraît que c'est un prétexte pour faire le party.
Contrairement à certains, je n'accuse pas les Montréalais de jalousie envers Québec. Et alors là, pas du tout. Même si Québec a été colorée de beaucoup d'événements et des festivités pour son 400e, il reste que c'est à Montréal que ça se passe. Le sport, le divertissement, la mode, la gastronomie, le mouvement surtout. Les Montréalais trouvent Québec ben cute mais ça s'arrête là. Alors, on disait?
Ah oui, le party. La représentation de la bataille de 1759 des Plaines d'Abraham se passe à Québec parce que les Plaines bougeront pas de là. Et tant mieux si c'est d'autant plus fidèle à ce qui s'est réellement passé. Je n'ai aucune idée comment ils comptent faire ça, mais j'imagine que les organisateurs auront assez de tact pour respecter les faits et s'en tenir à l'histoire. Le party, donc? Le monde sur place? Tant mieux si ça amène du tourisme. La ville de Québec possède tout un panorama et assez d'histoire pour convaincre quelques visiteurs de s'y rendre et profiter de tout ce que l'endroit à offrir.
Je suis loin d'être souverainiste, c'est évident, mais chacun a droit à ses opinions. Cependant, quand on brandit la menace de saboter un événement à caractère historique, je me demande sérieusement jusqu'où nos croyances nous permettent d'aller.

lundi 2 février 2009

Le contraire de vivre

J'ai toujours cru que j'étais née à la mauvaise époque parce que je trippais sur le rock des années 1970. Si je peux avoir une vue d'ensemble sur ce qu'était la musique dans ce temps-là et autant l'apprécier, c'est que je me trouve au bon endroit au bon moment. Cependant, si j'aime la musique mais ne comprends pas l'esprit des années 70, faute d'y avoir vécu, est-ce que je peux réellement en aimer l'essence?

Foutaises.

C'est en écoutant mon 45 tours de Pink Floyd, Dark Side of the Moon, que je me mets à rêvasser, étendue sur mon lit que je devrai bientôt payer, dans une chambre que je devrais bientôt quitter, dans un corps qui un jour me laissera tomber.

Le matin est le moment de la journée où mes idées sont les plus claires. Si j'ai une décision à prendre, je sais que la réponse me viendra d'instinct directement à mon réveil. À l'opposé, le crépuscule correspond à ma phase la plus floue. Je divague, je déprime, je n'ai plus le goût de rien faire.

Ce n'est pas mourir.

Le contraire de vivre n'est pas de mourir. Le contraire de vivre, c'est se lasser, se laisser, s'enliser. C'est être fatigué, se trouver à cheval entre deux états d'esprit complètement différents mais hésiter de peur de ne pas se sentir vrai, ne plus avoir envie de rien, être déçu de tout et de tous, soi compris.

Le réveil sonne pour me sortir d'une phase sans songe ni même sommeil au son d'une chanson poche des années 80. Qu'est-ce qu'ils ont fait pour sombrer si radicalement après un décennie aussi géniale?

Ma main est lourde, trop lourde pour s'élancer et tuer le vacarme. J'ai sommeil mais je suis trop fatiguée pour dormir.

J'ai envie, mais je suis trop vide pour vivre. Demain peut-être.

lundi 12 janvier 2009

En quoi la cigarette et le stationnement de l'Université Laval sont-ils liés?

J'ai fumé ma dernière cigarette à vie il y a maintenant 1 mois. Je ne l'ai pas trouvée bonne, quoique j'ignorais qu'elle serait ma dernière.



J'ai choisi d'arrêter le lendemain matin, sans toutefois me débarasser de mon paquet. Je me suis dis que j'allais passer le 31 décembre, et tous les derniers partys du temps des Fêtes, sans fumer avant de déclarer haut et fort que j'arrêtais. Ce que j'ai finalement fait, en pleine possession de mes moyens et de mon paquet de cigarettes. Je m'en suis débarassée le 2 janvier, sachant très bien que j'avais passé le test.



J'avais déjà commis pas mal d'erreurs par le passé en ce qui avait trait à l'abandon du tabagisme, mais o joie, je les avais correctement identifiées et en répèterais sûrement pas.



PREMIÈRE ERREUR: Y regoûter, en se disant que c'est "juste pour voir". C'est certain que ça va goûter bon!



DEUXIÈME ERREUR: S'exposer à de la fumée quand on se sait à risque (exemple, après avoir bu). C'est se torturer pour rien.



TROISIÈME ERREUR: Se dire qu'on n'achètera pas de paquets, seulement une cigarette quand on en a vraiment envie.



La troisième erreur en était une tricky pour moi. À chaque fois que je voyais mes amis fumeurs, l'envie me prenait de leur en fumer une. Souvent, j'en achetais aussi aux fumeurs des arrêts d'autobus...



Me voyez-vous venir avec le titre?



Pour me motiver encore plus, j'ai décidé de prendre l'argent que je gaspillais avec la cigarette et me prendre un foutu stationnement à l'Université Laval! De cette façon, je fais d'une pierre deux coups : je me récompense (renforcement positif) et je ne risque plus de vouloir fumer dans les moments à risque, quand j'attends l'autobus dehors. Je suis consciente de polluer plus par contre... Mais je ne pollue plus l'air des autres avec ma fumée secondaire ;) (déculpabilisation)

Par contre, le premier lundi matin, alors que j'étais en route vers mon fabuleux cours de Thème II de 8:30, l'envie de fumer m'agrippe par la gorge, me serre de toute ses forces et m'étouffe, ouf, ouf ouf, vite vite, de l'air et que ça saute, une cigarette s'il-vous plait seulement une parce que je n'en peux pluuuuuuuuuuus!!!!!!!!!

Mais NON! Pas question de s'arrêter pour acheter des cigarettes après deux semaines d'abstinence bien sentie. Alors je fais ma journée, je côtoie des fumeurs qui, même s'ils puent comme le cr*** en réalité, dégagent pour moi des effluves bienfaisantes. J'ai toujours très envie.

Je passe mon second cours, russe élémentaire, sans trop y penser (là, c'est clair, je pense à la vodka). Je me rends ensuite directement au travail (autre point positif de prendre mon auto : je n'arrive plus jamais en retard au travail et peux également faire plus d'heures :), et c'est là que les choses se compliquent...

Mes deux collègues ce soir-là sont des fumeurs. Dure épreuve.

J'ai demandé à ma meilleure amie de ne jamais me donner de cigarette, ni même de "puff", sous AU-CU-NE condition. J'avais convenu de ne jamais lui demander, mais si la tentation se faisait trop forte, elle resterait inflexible. Je n'avais cependant pris aucun autre arrangement avec personne; je me savais donc en situation risquée de céder à la tentation.

Je m'arme donc de lecture pour survivre à ce moment douloureux. Le temps passe, et je pense toujours à fumer une cigarette. Je décide d'aller me promener dans l'hôtel pour passer le temps et l'envie. J'arrive près d'une salle de réunion et je sens l'odeur de cigarette si bienfaitrice et apaisante qui s'est propagée partout dans le corridor et dans les salles de bain. Mais l'hôtel est totalement non-fumeur : il faut vite arrêter ces malfrats!

Je me précipite à la réception et demande à ma collègue d'aller corroborer mes soupçons. Elle trouve le tout bien étrange parce que personne n'avait réservé cette salle. Cependant, il s'y trouve un ordinateur accessible à tous, alors peut-être un résident de l'hôtel y est allé...

Elle revient, en soutenant mon regard.

"Raph?

-Oui, est-ce que tu l'as senti?

-Non. J'ai rien senti.

-Même dans le corridor?

-Non, ça sent rien dans le corridor et il n'y a absolument personne dans la salle."

Là, je dois dire que j'ai eu peur.

Attention tout le monde. La nicotine est un produit puissant qui cause une dépendance extrêmes et qui risque de vous affliger des maux de coeur, des envies subites de tout sacrer là pour une cigarette et même des hallucinations olfactives. Prenez garde.

samedi 10 janvier 2009

On the Edge of Heaven

C'est le titre du dernier film que j'ai vu.

C'est la phrase qui décrit le mieux comment je me sens en ce moment.

Voilà; c'est un film allemand qui a pour titre original Auf der anderen Seite, ce qui, selon moi, se traduirait mieux par De l'autre côté (de la page) ou quelque chose dans le genre. C'est un film construit selon différents points de vue, mais pas un scénario raconté par plusieurs personnages. Plutôt comme si les éléments de la solution fuyaient les personnages. Excellent; je le recommande fortement. (À noter qu'au cinéma, il était en version originale, soit en allemand et en turc. C'est beaucoup mieux, selon moi, que les deux versions traduites intégralement, en français ou en anglais, qu'on nous propose sur le DVD. Point de vue de la traductrice :)

Alors, On the Edge of Heaven. Si on se fie au scénario et si on exclut toute connotation religieuse, il s'agit là d'un excellent titre. Tout près, sans jamais pouvoir accéder à ce que l'on cherche. À force d'histoires mélangées, de morceaux de casse-tête manquants ou tout simplement inconnus, chercher à l'infini, sans même toujours savoir ce que l'on cherche.

Est-ce que nos standards sont les bons, ou est-ce que l'herbe est nécessairement plus verte chez le voisin?

Je n'ai jamais été douée pour les relations interpersonnelles. Ma plus grande source d'angoisse me vient de cette facette de ma vie. Je n'ai jamais souhaité de mal à ceux j'aime, pourtant je leur en cause bien souvent involontairement. Je pensais avoir travaillé beaucoup sur moi-même déjà, mais je n'estime pas suffisant ce qui a été accompli.

Je suis tannée de toujours voir une date de péremption flottant au-dessus de mes relations. Je crains bien plus le tort que je peux causer aux autres que celui que je peux ressentir. Ce dernier serait dur à accepter, mais pas autant que l'impression d'être le monstre dans l'histoire. Je me sais capable de terminer une relation sur un coup de tête, mais je travaille beaucoup avec les personnes qui en valent la peine pour m'assurer de dire ce qui ne me convient pas. Mais les mots honnêtes traversent parfois ma gorge comme des lames bien effilées.

Je n'ai jamais eu peur du travail, ni du dépassement. Bien plus que tout sur quoi je me serais déjà acharnée, les personnes qui gravitent autour de moi ces temps-ci en valent la peine. Plus que tous les maux de gorge éventuels.

vendredi 2 janvier 2009

Raum der Zeit

C'est de cette chanson de Wizo que me vient le titre de mon blog.
Elle parle des valeurs, des perceptions auxquelles nous nous accrochons (politique, religion, préjugés, etc.) et croyons dur comme fer, alors qu'elles nous mettent des oeillères et ne sont rien de plus que des fragments dans l'espace-temps dont il nous faut parfois se départir. Si vous connaissez un peu l'allemand, lisez-la à voix haute; les rimes sont belles et vous reconnaîtrez sûrement quelques mots.

Raum der Zeit

Ich bin schwul, ich bin jüdisch und ein Kommunist dazu
Ich bin schwarz und behindert, doch genauso Mensch wie du
Ich bin hochintelligent und doch so doof wie Sauerkraut
Ich bin schön, ich bin hässlich, ich bin fett und gut gebaut

Es gibt nichts - nichts, was dich besser macht als mich
Denn auch du hast deine Fehler, deine Fehler so wie ich
Und die Fehler sind nix falsches, sie gehören zu dir und mir
Und wenn du's nicht auf die Reihe kriegst, kann niemand was dafür

Du bist einer von Milliarden
Und das musst du akzeptieren
Du bist einer von Milliarden Ärschen auf der Welt

Deine Werte, deine Normen, die Moral und das Gesetz
Sind entbehrlich und ersetzbar - überflüssiges Geschwätz
Heute gültig, morgen nichtig, übermorgen umgekehrt
Was hier richtig oder wichtig, ist woanders ohne Wert

Deine Götter, deine Kirchen, Glauben, Weltreligionen
Heute heilig, morgen Frevel, übermorgen blanker Hohn
Und das Geld und der Ruhm und die Unvergänglichkeit
Sind bei näherer Betrachtung - für'n Arsch

Du bist nicht der Mittelpunkt des Universums
Du bist nur ein Arsch im Raum der Zeit

A E D C D C A G - A E DA E D C D C A G - A E D

Du bist nicht der Mittelpunkt des Universums
Du bist nur ein Arsch im Raum der Zeit

Je vais m'improviser traductrice allemand-français pour les lignes que je préfère =)

Raum der Zeit

Ich bin schwul, ich bin jüdisch und ein Kommunist dazu
Ich bin schwarz und behindert, doch genauso Mensch wie du
Un espace dans le temps
Je suis gai, je suis juif et communiste aussi
Je suis noir et handicapé, mais aussi humain que toi

Es gibt nichts - nichts, was dich besser macht als mich
Denn auch du hast deine Fehler, deine Fehler so wie ich
Und die Fehler sind nix falsches, sie gehören zu dir und mir
Il n'y a rien, rien qui te rend meilleur que moi
Parce que tu as tes faiblesses, tes faiblesses tout comme moi
Mais ces imperfections ne sont pas mauvaises, elles font partie de moi et de toi

Du bist einer von Milliarden
Und das musst du akzeptieren
Du bist nicht der Mittelpunkt des Universums
Tu n'es qu'un parmi des milliards
Tu dois l'accepter
Tu n'es pas le centre de l'univers

Was hier richtig oder wichtig, ist woanders ohne Wert
Ce qui ici est vrai ou important n'a ailleurs aucune valeur

Wizo est un groupe du Sud de l'Allemagne, près de Stuttgart. Ils s'opposent farouchement à tout ce qui s'apparente de près ou de loin au racisme.
Si vous avez 2 minutes, écoutez un peu de leur matériel, ils en ont du bon, parfois même en anglais si l'allemand ne vous plaît pas trop.

A+ amigos!

jeudi 1 janvier 2009

Odyssée 2009

J'ai
toujours
aimé
voyager.

Mais jamais pour la destination.

Enfin, je suis déjà tombée en amour avec certaines villes.

Mais jamais pour l'endroit.

Pour les gens, pour les parfums nouveaux qui m'enlaçaient, pour le mouvement fluide du trafic sous mes yeux, pour la langue que j'entendais me supplier de la comprendre, pour l'histoire que ma mémoire et mon imagination recréaient, pour ce que j'y vivais.

Pour ce que j'y devenais, pour ce que j'y comprenais.

La destination n'est jamais ultime; un voyage ne comprend jamais de point final. La destination, ce à quoi nous aspirons, n'est qu'un mirage, une illusion qui se doit d'être pour nous faire avancer. La route, les doutes, le retour; tout est mouvement.

Un voyage est une marque dans le temps, une évolution, une expérience.


Je prends, par exemple, mon voyage de 3 mois en 2007. Le "Vieux Continent" n'avait jamais signifié musées, Vatican, histoire pour moi. Je n'étais pas enchantée de voir l'Europe avant de partir. J'étais fébrile à l'idée de seulement partir. Et j'avais raison : le détour aura valu la peine.


Parce que le voyage est un détour. Parfois très long, parfois le temps d'un café. D'autres fois, il s'agit d'un détour pour aller chercher quelqu'un qui nous accompagnera le temps qu'il faut. J'ai préféré de loin mes voyages en solitaire, mais je n'étais probablement pas tombée sur de bons compagnons.



Je prépare tranquillement mon sac pour le prochain voyage. Je n'ai pas besoin de grand-chose cette fois-ci. Pas de guide de la route; elle me mènera là oû elle le veut. Pas de provison; je vivrai au jour au le jour. J'ai cependant besoin de ta main pour tenir la mienne, de tes yeux pour m'aider à regarder en avant, de tes deux pieds pour rester sur la terre ferme. Partons.