mardi 7 juillet 2009

Cohérente cohue

Il y avait longtemps que je m'étais sentie flotter sur un nuage doux, doux comme un bonheur sans nuage.

Tout s'aligne devant moi, tout va tellement mieux que si j'avais tout programmé moi-même. Ceux qui disent qu'on n'est jamais mieux servis que par soi-même n'ont jamais eu aussi tort!

Je sens enfin que j'ai un foyer à quelque part, et même à Québec, ville qui me faisait sentir étrangère. Je vis avec une personne merveilleuse, avec qui je peux tout partager sans jamais me sentir jugée. Je reçois tellement d'amour et tellement de positif autour de moi que je crains presque tout prendre sans donner.

La vie, c'est comme un méga-restaurant. On nous sert, à condition de commander. Des fois le service est un peu lent, l'endroit et la nourriture diffèrent de ce qu'on avait imaginé, mais on sort de là plein de souvenirs du moment qu'on vient de passer avec les gens qui partageaient notre table.

Certains prétendent que Le Secret est un produit merdique, destiné à des fins lucratives seulement. Peut-être. Mais le principe derrière ce livre est tout sauf dommageable. Il s'agit en fait de la loi de l'attraction, qui a été repris par de nombreux auteurs.

Vous en prenez ce que vous voulez et laissez le reste de côté, bien entendu. Moi j'ai appris à me concentrer sur le positif au lieu de m'appitoyer sur mon sort. Quand j'ai de la difficulté à le faire, je remercie la vie pour 5 éléments qui me sont gracieusement donnés. Il peut s'agir de choses toutes simples mais si grandioses à la fois, comme d'avoir gagné à la loterie à ma naissance parce que je suis née en parfaite santé dans un pays sécuritaire.

Bref, il y a beaucoup de changement dans ma vie ces temps-ci, premier appart, nouvelle vie commune en couple, voyage prochain... mais tout est si positif que je suis convaincue que le serveur m'a parfaitement comprise quand je lui ai dit que je ne me contenterais que du meilleur.

mercredi 17 juin 2009

Est-ce qu'on va vraiment vivre 100 ans?

Dites-moi le tout de suite, que je m'attelle pour réfléchir sérieusement à la question.

1h30 du matin l'autre soir, 3 filles au Tim Horton's (sobres ou presque, croyez-moi, c'est bien de le préciser). En disant de la marde comme à peu près tout le temps avec ces collègues-là, je me mets à déraper sur l'espérance de vie qui n'arrête juste plus d'augmenter. Ça devait ressembler à quelque chose du genre :

- Imaginez-vous qu'on va encore travailler là pendant 1 an pour payer notre diplôme, pis après ça on va décrocher un emploi payant qu'on aime pas tant que ça parce qu'on va être trop lâches ou trop pauvres pour retourner aux études, pis finalement à cause de l'hostie d'espérance de vie de marde qui finit juste pu de finir, ben on va être pognées pour prendre notre retraite rien qu'à 75 ans... J'vas tu pouvoir mourir en paix un jour?!

Je tiens à souligner encore que c'était du "disage de marde" et que je ne suis pas toujours aussi négative que ça. On a donc ri en malade toutes les trois après cette chire orale, mais une de nous a repris son sérieux pour me dire :

- Mais dans le fond, t'as raison. La vie, c'est ça. On se fait chier toute notre vie à payer une hypothèque pis on meurt.

J'ai pris une gorgée de tisane à la menthe qui est définitivement mal passée, et j'ai effacé ce commentaire de mon disque dur, question de ne pas avoir à y penser.

Mais c'est une vraie plaie cette question, parce que j'y songe sans arrêt depuis hier!

Dans un sens, elle a frappé dans le mille. On travaille fort toute notre vie, on traverse des épreuves pour... quoi? Dans un jeu vidéo, on sait qu'il existe une autre étape encore plus stimulante qu'on va franchir en travaillant fort. Le hic ici, c'est que l'animation interactive s'appelle la vie et est constituée de pas mal plus d'inconnu que de connu, d'après moi.

Et je ne parle même pas ici de laisser une trace de notre passage. Bien sûr, on fait une différence dans la vie de ceux qui nos entourent, mais pour combien de temps? Et ne sommes-nous tous pas remplaçables aux yeux des autres (il serait bien prétentieux d'affirmer le contraire) ?

Ma seule option de compréhension réside maintenant dans l'apprentissage. Divers, sous toutes ses formes en fait. La connaissance, de nous-mêmes, des autres, de la matière. Il s'agit encore une fois de travail, mental surtout, car on force pour étudier, pour travailler sur soi-même et pour comprendre les autres. Mais cette facette de la vie humaine me pousse à croire que nous ne sommes pas ici pour rien. Si nous ne mettons pas notre savoir à profit, faute de créativité ou d'ambition, nous pouvons toujours le transmettre, ou du moins, en tirer une certaine fierté.

Je me demande si je suis dans la minorité qui, de un, réfléchit sérieusement à cette question sans impliquer la foi et qui, de deux, pense de cette façon. C'est peut-être en fait parce que j'aime apprendre, et que ce défi constitue une expérience, une façon d'évoluer.

Vous, qu'est-ce que vous feriez de 100 ans sur Terre?

mercredi 27 mai 2009

Plus de jus

C'est ce qu'on dit quand notre batterie est à terre.

Ça vous tenterait pas vous, des fois, d'appeler une sorte de CAA pour humains, de vous faire analyser vite fait bien fait pour comprendre ce qui ne va pas, pour ensuite vous rendre au Canadian Tire et acheter le morceau défectueux pour le remplacer au plus sacrant?

Malheureusement, si la vie était comme ça, on n'aurait pas besoin de se taper l'angoisse, l'attente d'avoir un rendez-vous, l'inconfort de se mettre (à, ou sans à, selon le type de bobo) nu, l'appréhension du résultat... Ce serait quand même dommage d'avoir à éviter tout ce processus qui nous fait tellement travailler sur nous-mêmes!

Dans mes pires moments, j'ai souvent l'impression que tout est à refaire. Tout, toujours et sans raison. Ça enlève un peu de charme au quotidien, disons.

N'empêche que je devrais songer sérieusement à cette idée de dépannage humain. Il ne s'agit pas seulement du 511 ou d'une ligne téléphonique destinée à la prévention du suicide, mais plutôt d'un contact humain. Chaud, réel, personnalisé. Un humain, avec son jugement d'humain, ses capacités à aimer et son sourire, pas seulement une voix, qui se déplacerait pour venir en aide aux plus démunis physiques ou émotionels.

À suivre dans le prochain épisode!

lundi 18 mai 2009

D'un souffle continu

On dirait qu'à un certain moment durant l'année, un parfum qui semblait n'appartenir qu'à la précédente nous envahit ou nous dépossède, c'est selon. À grosso modo pareille date l'an dernier, j'étais assise sur l'herbe dans le grand axe de l'Université et je me baignais d'un rayon si doux et si fin que je le crus tangible.
Je le pris, l'embrassai de mes mains et me réchauffai de lui, l'enveloppant de tous mes sens insensés sans lui, lui qui les rougissait, les façonnait, les bordait, les émerveillait, les vivait. Puis j'eus chaud, très chaud, comme si mes bras que j'avais ouvert en signe d'infini m'avaient exposée, chair vive, à plus de lumière que mon corps fait de rétine ne pouvait supporter sans cligner, sans se fermer un tout petit peu.
Je pris alors le rayon de ma main gauche et me levai, grandie d'une force dont grandissent les dieux, pour accueillir le vent, celui du changement. Le bienvenu, l'attendu, le début, celui que je n'espérais même plus. Je me berçai de lui, savourai son souffle susurrant ses "C'est ici aussi, aussi, si" de celui si sûr de soi. Jamais je ne me lasserai, pensais-je.

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Ça, c'était une journée de 2008, banale comme tout, mais revue un an plus tard pour en faire un exercice d'écriture. Ce qui suit a été écrit à peu près à pareille date en 2007.


Amsterdam 1

Paisible et peinarde, j'entends le vent qui me virevolte. L'esprit du changement me guette, il est là tout près, je le sens. La vie n'attend qu'à être cueillie. Tant de vie devant moi qui se tend, s'étend éperduemment devant moi qui l'attend.

Des vélos colorés avancent.
Des vagues d'ivresse m'avoisinent.
Je voyage, seule préparation à un lendemain qui n'en portera plus le nom lorsque nous y serons.
Le vent m'enlace, me porte.
Le soleil est doux et me réchauffe. Que dire de plus sinon que la vie n'en est qu'au début. Le matin m'appartient, l'après-midi me bénit , le soir me borde sans décevoir.

.o0o. Doux flots faisant foi de finesse. .o0o.

Mes cheveux dorés au vent qui volent comme des milliers d'étoiles filantes en voyage vers l'envers. Les cieux en arrière-plan qui se mélangent; le jaune d'une nuit chaude à contempler les reflets de la lune aux abords d'un canal, le bleu mélodieux des mains entrelacées, le rose pur et doux d'une aurore que nous n'attendions plus.

Amsterdam, éphémère Amsterdam, sois photographe cette fois-ci afin que tes couleurs restent à jamais en vie.

jeudi 14 mai 2009

Ich vermisse Deutsch!

Je m'ennuie de l'allemand, douloureusement.

Je m'ennuie de la langue, du peuple, du pays, des villes, de la littérature, des paysages et de plein d'éléments décousus qui sont tous un peu miens, mais enfin, tellement loin.

Je m'ennuie du sentiment de fierté que me procure l'élocution d'une langue étrangère, de cette langue-ci en particulier, parce qu'elle sonne si distinguée et élaborée à mon oreille. Ich liebe dich est un je t'aime plus amoureux, plus doux. J'adore la syntaxe de l'allemand et les structures de phrase qui en découlent; on ne peut interrompre notre interlocuteur à moins d'être sûr à 100% de notre coup car dans bien des cas, le sujet et/ou le verbe de la phrase se trouvent à la fin. Les sonorités profondes et puissantes des mots comme universums m'impressionnent, comme si elles suggéraient plus que le mot lui-même. J'en suis rendue au point où je m'ennuie même de mes cours de CEGEP! Je m'ennuie de ces longs mots pourtant si faciles à déchiffrer. J'ai envie d'écouter quelqu'un me lire les nouvelles, ou des nouvelles, en allemand. Je vais peut-être bien imiter une amie qui s'instruit en lisant Alicia en el paìs de las maravillas et choisir un conte pour enfants afin d'enrichir mon vocabulaire.

Je m'ennuie du peuple allemand. Je ne veux pas tomber dans la généralisation parce que du bon monde, il y en a partout, et des épais, il y en a partout aussi. J'ai tendance à favoriser les Allemands et Allemandes (peut-être le remarquez-vous déjà par mes adjectifs plutôt mélioratifs), non seulement parce que j'aime leur culture, mais aussi parce que je me sens toujours à l'aise entourée d'eux. Je trouve qu'ils ont, en général, de la classe et qu'ils sont ouverts d'esprit, mais encore là, peut-être suis-je seulement, et heureusement, tombée sur les bonnes personnes. Néanmoins, de tous les pays que j'ai visités en Europe, aucun ne m'a procuré ne serait-ce qu'un semblant du sentiment de sécurité et de bien-être que j'ai pu ressentir en Allemagne, et ce, dans n'importe quelle ville, de Cologne à Berlin, ou de Kiel à Munich.

Pourquoi alors, du coup, ces regrets d'un paradis dans lequel je n'ai pu baigner que de trop courts instants? Un groupe de petits vieux Allemands de passage à l'hôtel, tout simplement. L'espèce de reconnaissance humble dans tous leurs sourires, déclenchés par des riens en fait. L'éclair de gratitude dans leurs yeux quand on baragouine un danke ou un hallo. Leur chaleur humaine, réservée mais abondante. Je leur aurais parlé pendant des heures, même en cherchant le moindre de mes mots.

Deutschland. La prochaine fois, ce sera un aller simple je crois.

lundi 11 mai 2009

Comme un gant

Vous est-il déjà arrivé, à vous chers lecteurs, de vous sentir nus, plus incommodés par une absence que par une présence? Comme si vous étiez un doigt qui, malgré la chaleur des autres autour, avait besoin d'un gant pour l'entourer?



Étrange, ces relations interpersonelles.



Récemment, je parlais avec quelqu'un qui m'avouait entretenir plusieurs amitiés qui lui procuraient ce sentiment, à chaque rencontre avec l'autre, de retrouver la relation exactement là où elle avait été laissée, intacte.



Cliché...!



Je la trouvais chanceuse, certes, mais ne comprenais pas comment c'était possible. La distance prend trop d'ampleur parfois, qu'elle soit physique, émotionelle, intellectuelle ou autre. Si on se laisse sur une note positive, soit, à la prochaine. Mais quand viendra la prochaine fois? Lequel des deux est en mesure de se demander si l'autre le négligle? Who's to say?



De plus, on évolue. Ou d'autres oublient de le faire. Et on se réveille au beau milieu de la soirée en cherchant quelque chose à se dire.



Moi, quand le don du pardon a été distribué, je devais être aux toilettes. Fool me once, shame on you; fool me twice, shame on me est ma devise. Si tu me joues dans le dos une fois, tu es certainement capable de le refaire. Cependant, je donne autant (sinon plus) que ce que j'exige des autres. Et le respect dans toutes ses formes, pour moi, est primordial.



Or, certaines personnes m'ont assez bien cernée et comprennent tout ça. Et ce sont ces gens qui, une fois si près de moi, désactivent à peu près tous les mécanismes de défense dont je suis normalement constituée en société.



Rencontre inespérée aujourd'hui avec une vieille amie : par chance il faisait soleil et j'ai pu garder mes verres fumés, sans quoi j'aurais passé pour la quétaine des deux, celle qui pleure (et d'habitude, ce n'est jamais moi).


J'ai appris aujourd'hui comment on peut se fondre de nouveau à l'autre, et ce, sans jamais brûler.

mardi 5 mai 2009

Processing...

J'ai enfin trouvé le fil conducteur de mon roman!
Et je dois avouer que c'est grâce à mon chéri et aux bonnes idées qui ressortent de nos discussion.

Donc! Comme à peu près, je crois bien, tout bon premier roman, ce sera quelque peu autobiographique. À certaines exceptions près...

Le personnage principal ne portera pas mon nom. Je ne nommerai personne. J'améliorerai. Je créerai. Bref, j'avancerai encore plus loin.

Je ne veux pas en dévoiler trop, mais l'histoire portera sur un long voyage que j'ai fait en 2007. J'ai pris beaucoup de notes, alors techniquement, la tâche ne sera pas trop ardue. Cependant, je me connais assez pour savoir que j'ai refermé un peu vite certains coffrets qui devront être rouverts, voire forcés.

N'empêche! J'ai trouvé, j'ai trouvé, j'ai trouvé et c'est le sentiment le plus merveilleux que je pouvais espérer! Ne me reste plus qu'à débuter.

Allons-y, donc.

Je ressors des cadavres d'ébauches de mon tout premier blogue. Je pense bien utiliser la forme épistolaire, comme l'indique ce premier article :

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24 mai, Londres

Si tu savais comme le temps passe vite ici, tu n'y viendrais pas pour élever tes enfants ou te perdre dans des songes que tu souhaitais interminables. Si tu ressentais la fragilité du moment, l'intangibilité de l'instant où tout est possible mais où si peu semble pouvoir être accompli, peut-être aurais-tu une perception différente de cet absurde sablier géant. Si tu entendais l'espace-temps fuir doucement comme dans la nuit un voleur avec nos rêves, si tu voyais cette masse invisible rapetisser à la vitesse de l'éclair, écrasant nos pensées comme un compresseur et si enfin, enfin tu pouvais goûter l'odeur âcre de l'impossibilité, alors seulement tu comprendrais pourquoi je me dépêche à t'écrire ces quelques lignes.
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Voilà pour le premier! Les articles seront tous différents, au gré du voyage et des villes qui le façonnent, mais vous saisissez probablement déjà le ton.

J'attends vos commentaires!

R.

lundi 4 mai 2009

Le train-train à toute vitesse

All! Sva? Fauchparte, bye!

C'est probablement le genre de conversation que j'aurai dans les sept prochaines semaines si je veux gagner du temps à quelque part.

Je vous explique ma philosophie : si on travaille 35-40 heures, on arrive le soir à maison, on a le goût de décompresser, ou de se changer les idées et voir des gens, ou on est en forme et on feel pour sortir. Bref, on dépense. On a une belle qualité de vie mais c'est pas là qu'on "pile son cash" en bon français.

Par contre, si on travaille plus, genre 50-60 heures, là on arrive à la maison, on se couche, on lit, on écoute on film, bref on est trop fatigués pour même penser à mettre le nez dehors.

Pas tellement de qualité de vie, mais c'est pour cette raison qu'il ne faut pas que ça s'éternise.

Après ma théorie, voici ma solution : avoir 2 emplois pas forçants et moyennement payants! Comme ça, je ne me fais pas suer au travail et je peux aisément faire autre chose durant mes quarts de travail (lire, écrire, jouer, etc.). De cette façon, j'arrive chez nous et j'ai juste le goût d'être à la maison mais je suis quand même pas si épuisée que ça.

C'est certain que je n'ai pas encore commencé mon emploi à temps partiel que je ne peux pas juger, mais d'après moi, ç'est aussi peinard que l'hôtellerie. Bref, s'occuper du client quand client il y a, sinon, ne surtout rien faire.

En terminant, je vous défend de croire que je suis paresseuse...

J'ai quand même deux emplois :)

Bonne semaine!

jeudi 23 avril 2009

Des projets plein la tête!

Je suis comme ça moi, à toujours vouloir tout, à désirer le mouvement, l'évolution. Parfois je me fais des listes, parce qu'en écrivant mes objectifs, je suis certaine de ne pas en laisser filer un seul. 1, 2, 3 on y va!

Projets à moyen terme (disons... d'ici à l'automne?) :

- Me remettre en forme

Celui-là est facile, parce qu'avec l'été qui arrive, le soleil me motive. J'aime pas mal mieux m'oxygéner le corps et l'esprit dehors que suffoquer dans un gymnase gris. L'été va donc de pair avec sport dans ma tête, que ce soit le roller, le vélo, la course, la nage, amenez-en!

- Écrire, lire plus

Pas écrire plus pour le volume, ça, je n'en ai rien à cirer. Je veux écrire davantage pour m'habituer, me rythmer et me discipliner. Et si je veux écrire un roman un beau jour, il va bien falloir que j'en lise. Pas pour copier, non, mais bien pour m'inspirer.

- Voyager

Ça c'est pas un secret pour personne, le voyage, c'est une de mes nombreuses drogues. Je souhaite ardemment visiter San Francisco cet été, parce que c'est une ville qui me semble magnifique et qui possède un petit côté hippie très à mon goût. J'aimerais accéder à tout ce que cette ville a à offrir avec mon amoureux pour qu'on découvre ensemble, parcelle à parcelle, une Terre infinie de beauté.

- Décrocher un emploi dans mon domaine

Ça tombe bien, je suis justement allée passer une entrevue aujourd'hui pour un poste que j'aimerais, il me semble. Je veux bien entendu me faire de l'expérience, mais également gagner un salaire décent. Non pas que celui qu'il m'est versé est ridicule; au contraire, il est même proportionnel à ma charge de travail (qui elle est parfois risible). Je veux également relever un défi professionel pour connaître le métier et savoir s'il correspond à ce que je veux vraiment.

Projets d'envergure :

- Devenir adulte

Non, je ne suis pas encore une adulte. Je crois être sur la bonne voie, même si je ne possède pas encore d'intérêt marqué pour les finances et les responsabilités en général. Qu'à cela ne tienne, je crois bien devenir adulte le jour où je me décrirai comme "une femme qui...". En attendant, je devrais probablement définir ce que je crois correspondre au concept. À suivre...

- Me sentir chez nous

Je n'ai rien contre les déménagements, au contraire : ils satisfont amplement ma bougeotte et améliorent ma capacité d'adaptation (qui doit être sur le bord d'exploser). Par contre, en grand nombre, ils nuisent à ma définition personelle de "chez-moi". Je ne me sens pas à la maison depuis que j'habite à Québec, et j'aimerais bien remédier à ce sentiment de "homelessness" (on dirait que les mots me viennent plus aisément en anglais quand j'aborde ce sujet). Je veux faire de l'appartement, celui dans lequel j'emménagerai avec l'homme que j'aime de tout mon coeur, un foyer, une place où il fait bon vivre. Ce qui est surtout bien dans cet objectif, c'est que je le sens réaliste et accessible.

Vous, quelle sorte de projets vous gardent en vie ces jours-ci?

Voilà, ça fait le tour, pour aujourd'hui en tout cas ;)

mardi 21 avril 2009

Boisson d'avril #2

Hola hola todo el mundo :)

Je suis particulièrement heureuse en ce jour, qui plus est, gris et morne, parce que je viens de compléter le dernier examen de mon cours le plus difficile de la session! (Note to self : m'écouter à l'avenir et lâcher un cours optionnel quand je sens que ce sera une perte de temps et un drain à énergie) J'aurai tout de même connu quelques auteurs américains et flirté avec bon nombre de styles littéraires, quitte à au moins savoir si j'apprécie assez pour en relire.

Qu'à cela ne tienne, il ne me reste qu'un examen à me taper et deux travaux courts à remettre. L'examen constitue en une traduction pure et dure, d'un texte (long, gris fonctionnaire et ennu y e u zzz) portant sur l'économie et mes deux travaux (version littéraire et russe) peuvent être remis à la toute fin de la session. Tout va pour le mieux!

C'est pour cette raison, si précieuse, que je célèbre ce soir. Ha oui, pour d'autres aussi, dont celle d'avoir évité le pire, mais passons. Donc je célèbre en sirotant... non, à vrai dire, je la déguste et assez rapidement en plus, une toute nouvelle et déjà célèbre Keith's Premium White!

Avez-vous aperçu l'immense affiche qui témoigne de sa pureté sur l'autoroute Robert-Bourassa direction sud? Si oui, croyez-moi, vous pouvez vous laisser influencer. Elle est divine! Peut-être moins capiteuse que la Hooegarden, qui recèle de coriandre et de zeste d'orange, la Keith's Premium White goûte principalement les agrumes (je dirais la tangerine et le citron) et les épices (pas trop fortes, et surtout vers la fin). Notez que c'est la blanche la plus légère que j'aie jamais goûté : plus que les Rickard's White, Blanche de Chambly, Hooegarden et Blanche de Bruxelles de ce monde. Ça me convient parfaitement : on peut en boire pas mal sans jamais s'écoeurer!

Miam, comme j'ai hâte de la déguster en plein soleil, sur mon balcon à moi!

Les amis, je vous souhaite une excellente journée. Portez-vous bien, la vie est succulente!

lundi 20 avril 2009

я студентка

Ce qui signifie : je suis une étudiante (qui ne poursuivra pas les cours de russe).
Le russe c'est bien pour connaître les bases, surtout vu que l'alphabet est différent, et pour être en mesure de se débrouiller si on voyage le moindrement, mais c'est une langue difficile. L'exemple classique que mes deux charmants professeurs se plaisaient à donner dans le cours était celui des touristes nord-américains qui, confus devant un PECTOPAN (les P que vous voyez se prononcent "R" en russe) n'osaient pas entrer, quitte à mourir de faim. En tout cas, je saurai tout de même demander où se trouve l'hermitage et le kremlin quand je serai à Moscou :)
C'est fou quand même tout ce qu'on peut apprendre par le seul fait de connaître les bases d'une langue. La structure des verbes, l'emploi de tel ou tel mot dans un syntagme peut nous en dire long sur le mode de pensée des utilisateurs d'une langue. Attention cependant; il ne faut tout de même pas sombrer dans la tentation de l'extra-interprétation linguistique!
Par exemple, en russe justement, le verbe avoir tel que nous, francophones, le connaissons et l'utilisons, est une denrée rare exclusive aux testaments et autres documents officiels. On exprime plutôt la possession en disant qu'elle se trouve chez nous ou près de nous (même s'il s'agit d'une personne qui demeure loin de nous, comme dans : chez nous se trouve un frère). Je présume que la langue russe s'est forgée selon le régime communiste du pays, selon lequel les possessions personelles sont inutiles.
Outre mes théories, l'apprentissage d'une langue nous donne droit à de savoureuses anecdotes. Notamment le fait que lada signifie harmonieuse en russe, ou que kaput veut réellement dire brisé en allemand. Parlant d'allemand, comme les "V" se prononcent "F" et que les appostrophes sont éliminées dans l'expression d'une possession, on se rend compte assez vite que dans le fond, Volkswagen signifie seulement "l'auto du peuple".
J'adore mon baccalauréat en traduction, seulement je sais que je n'exercerai pas cette profession telle quelle, à moins de trouver un domaine à traduire assez intéréssant pour m'y consacrer entièrement. En attendant, je me concentre sur mes examens (il ne m'en reste que 3 en cette fin de deuxième année :) et je vous souhaite de passer une Добрый день!

jeudi 16 avril 2009

Porte patio, Lionel et tickets!

Des jours comme aujourd'hui, où l'arrivée de l'été ne se compte visiblement plus en mois, j'en prendrais par dizaine.
Ça ne prend pas grand-chose pour faire mon bonheur : juste sortir dehors, mais attention, par la porte patio, me fait sourire. Aller lire sur le balcon, mais avec mon manteau, c'est quand même toujours agréable au mois d'avril. C'est le pincement sur l'avant-bras dont j'ai besoin pour m'assurer que je suis bel et bien toujours en vie.
Un autre moment, celui-ci plus mémorable, qui fait mon bonheur est celui de la première terasse de l'année! Le rite s'est commencé aujourd'hui même et pas n'importe où : chez Lionel! (Pour les moins connaisseurs de petits pubs rustiques de quartier, c'est à Neufchâtel. On peut y déguster la meilleure grosse 50 en ville ;) Après-midi donc fort agréable, à jaser avec une bonne amie que je vais malheureusement perdre pour tout l'été. Mais bon, il y aura toujours d'autres terasses et d'autres amis pour m'accompagner, et je trouverai toujours un trou pour une terasse à quelque part dans mon horaire chargé.
Chargé parce qu'à part les études qui servent à passer mon cours, le cours qui sert à m'enseigner une profession que je n'exercerai pas de toute façon, les examens qui vont finir par me donner accès à un vilain bout de papier qu'on appelle diplôme, le travail qui me sert à payer mes études, ma bière chez Lionel et mon auto, eh bien, à part tout ça, je pogne des tickets. J'ai ma vignette, mais je réussis quand même à en pogner sur le campus. J'en pogne comme on pogne n'importe quel individu désagréable au centre-ville. J'en pogne comme on pogne la grippe dans un foyer de p'tits vieux. J'ai jamais autant pogné de toute ma vie, mais c'est pas tellement flatteur. J'en suis à me demander si je possède réellement l'accuité visuelle requise pour détenir un permis de conduire : je les vois jamais, les mosus de panneaux, c'est pas compliqué! Encore l'autre jour, je me stationne dans la rue, devant une chocolaterie assez achalandée en période pascale, et c'est seulement à mon retour, en ouvrant ma portière du côté passager pour déposer mes emplettes que j'ai aperçu un poteau. Et seulement parce que ma porte accrochait dedans, sinon je l'aurais jamais su. Telle une matante Réjeanne qui se fait demander son âge, je suis trop gênée par le nombre pour le dévoiler. Est-ce que je suis un cas désespéré, ou vous en connaissez des comme moi?
Pour ma seule défense, je tiens à préciser que malgré mon pied pesant, je n'ai jamais encore été arrêtée pour excès de vitesse! (Ici se termine l'entrée, c'est beaucoup trop long taper à une main, avec l'autre qui touche du bois.)

mercredi 15 avril 2009

Sous tes rayons je fond

Le soleil immense auquel je m'offre un 15 avril me rend bien la pareille.

La banquise que l'hiver avait permise,
sale vieille et grise,
se remémore ses origines.
Cascade de coups, de coeurs et de corps
Qui coulait par hoquets
Vers l'oasis, désir sans trajet.

tes mains que mon corps au complet a absorbées tes muscles que j'ai sentis contre moi se contracter tes yeux qui ne font des miens qu'une bouchée

Je sors, même si c'est pour fondre
La forme importe peu
Quand on ne voit pas son ombre.

dimanche 12 avril 2009

Anorexigène

La vie me coupe la faim.
La vie me coupe les mains quand arrive l'heure de me servir de ce qu'elle sert en vain.
L'envie m'occupe enfin.
L'envie m'occupe enfin quand se présentent à moi des espoirs multipliés par vingt.
Au vide n'échappe rien.
Au vide n'échappe rien qui n'ait jadis été plein.

Anorexigène quand je dois redescendre pour t'entendre.
Anorexigène quand tout ce que j'avale éclate.
Anorexigène quand j'ai mal au coeur de comprendre.

jeudi 9 avril 2009

Petit frère, grande soeur

Ça fait plusieurs fois que j'ai des conversations avec les gens qui m'entourent sur la personnalité d'une personne selon le rang qu'elle occupe dans sa famille. Sauf quelques rares exceptions, dont une dans ma famille agrandie, voici ce qui en ressort:

L'aîné de la famille est généralement porté à prendre soin des autres, probablement parce qu'il a eu à le faire avec ses plus jeunes frères et/ou soeurs. Il aurait aussi plus de caractère et de détermination que la moyenne, parce qu'il a souvent eu à ouvrir des portes. L'aîné est souvent le plus mature des enfants d'une même famille, même si la différence d'âge avec le deuxième n'est pas énorme. Les plus vieux ont, de l'avis général, de la facilité à prendre le contrôle pour que les choses se fassent à leur manière. Bref, les aînés seraient des leaders charismatiques.

L'enfant du milieu se retrouve généralement entre deux feux. Ils est souvent un mélange des caractères de l'aîné et du cadet, leur juste milieu en termes de personnalité. Certains que j'ai rencontrés m'ont avoué se sentir bien différent de tous les autres enfants, comme s'ils étaient le mouton noir de la famille. Qu'à cela ne tienne, ce sont habituellement des personnes très sociables.

Le cadet est souvent l'enfant le plus sensible. Il a souvent un côté plus bohème, artistique, ou un je-m'en-foutisme plus développé que l'aîné. Le benjamin est souvent gâté, matériellement et/ou en affection, en temps. C'est généralement quelqu'un de plus introverti que son aîné, mais qui a une personnalité bien forgée.

C'est difficile pour moi d'écrire sur les cadets vu que je suis la plus jeune d'une famille de deux enfants, et que je ne veux surtout pas généraliser de par ma propre expérience.

Je crois également que les enfants uniques sont un heureux mélange de toutes ces caractéristiques.

Vous reconnaissez-vous là-dedans? Est-ce que, d'après vous, mon opinion et celle de ceux avec qui j'ai discuté sur ce sujet est valable ?

Sur ce, à bientôt :-)

R.