lundi 12 janvier 2009

En quoi la cigarette et le stationnement de l'Université Laval sont-ils liés?

J'ai fumé ma dernière cigarette à vie il y a maintenant 1 mois. Je ne l'ai pas trouvée bonne, quoique j'ignorais qu'elle serait ma dernière.



J'ai choisi d'arrêter le lendemain matin, sans toutefois me débarasser de mon paquet. Je me suis dis que j'allais passer le 31 décembre, et tous les derniers partys du temps des Fêtes, sans fumer avant de déclarer haut et fort que j'arrêtais. Ce que j'ai finalement fait, en pleine possession de mes moyens et de mon paquet de cigarettes. Je m'en suis débarassée le 2 janvier, sachant très bien que j'avais passé le test.



J'avais déjà commis pas mal d'erreurs par le passé en ce qui avait trait à l'abandon du tabagisme, mais o joie, je les avais correctement identifiées et en répèterais sûrement pas.



PREMIÈRE ERREUR: Y regoûter, en se disant que c'est "juste pour voir". C'est certain que ça va goûter bon!



DEUXIÈME ERREUR: S'exposer à de la fumée quand on se sait à risque (exemple, après avoir bu). C'est se torturer pour rien.



TROISIÈME ERREUR: Se dire qu'on n'achètera pas de paquets, seulement une cigarette quand on en a vraiment envie.



La troisième erreur en était une tricky pour moi. À chaque fois que je voyais mes amis fumeurs, l'envie me prenait de leur en fumer une. Souvent, j'en achetais aussi aux fumeurs des arrêts d'autobus...



Me voyez-vous venir avec le titre?



Pour me motiver encore plus, j'ai décidé de prendre l'argent que je gaspillais avec la cigarette et me prendre un foutu stationnement à l'Université Laval! De cette façon, je fais d'une pierre deux coups : je me récompense (renforcement positif) et je ne risque plus de vouloir fumer dans les moments à risque, quand j'attends l'autobus dehors. Je suis consciente de polluer plus par contre... Mais je ne pollue plus l'air des autres avec ma fumée secondaire ;) (déculpabilisation)

Par contre, le premier lundi matin, alors que j'étais en route vers mon fabuleux cours de Thème II de 8:30, l'envie de fumer m'agrippe par la gorge, me serre de toute ses forces et m'étouffe, ouf, ouf ouf, vite vite, de l'air et que ça saute, une cigarette s'il-vous plait seulement une parce que je n'en peux pluuuuuuuuuuus!!!!!!!!!

Mais NON! Pas question de s'arrêter pour acheter des cigarettes après deux semaines d'abstinence bien sentie. Alors je fais ma journée, je côtoie des fumeurs qui, même s'ils puent comme le cr*** en réalité, dégagent pour moi des effluves bienfaisantes. J'ai toujours très envie.

Je passe mon second cours, russe élémentaire, sans trop y penser (là, c'est clair, je pense à la vodka). Je me rends ensuite directement au travail (autre point positif de prendre mon auto : je n'arrive plus jamais en retard au travail et peux également faire plus d'heures :), et c'est là que les choses se compliquent...

Mes deux collègues ce soir-là sont des fumeurs. Dure épreuve.

J'ai demandé à ma meilleure amie de ne jamais me donner de cigarette, ni même de "puff", sous AU-CU-NE condition. J'avais convenu de ne jamais lui demander, mais si la tentation se faisait trop forte, elle resterait inflexible. Je n'avais cependant pris aucun autre arrangement avec personne; je me savais donc en situation risquée de céder à la tentation.

Je m'arme donc de lecture pour survivre à ce moment douloureux. Le temps passe, et je pense toujours à fumer une cigarette. Je décide d'aller me promener dans l'hôtel pour passer le temps et l'envie. J'arrive près d'une salle de réunion et je sens l'odeur de cigarette si bienfaitrice et apaisante qui s'est propagée partout dans le corridor et dans les salles de bain. Mais l'hôtel est totalement non-fumeur : il faut vite arrêter ces malfrats!

Je me précipite à la réception et demande à ma collègue d'aller corroborer mes soupçons. Elle trouve le tout bien étrange parce que personne n'avait réservé cette salle. Cependant, il s'y trouve un ordinateur accessible à tous, alors peut-être un résident de l'hôtel y est allé...

Elle revient, en soutenant mon regard.

"Raph?

-Oui, est-ce que tu l'as senti?

-Non. J'ai rien senti.

-Même dans le corridor?

-Non, ça sent rien dans le corridor et il n'y a absolument personne dans la salle."

Là, je dois dire que j'ai eu peur.

Attention tout le monde. La nicotine est un produit puissant qui cause une dépendance extrêmes et qui risque de vous affliger des maux de coeur, des envies subites de tout sacrer là pour une cigarette et même des hallucinations olfactives. Prenez garde.

2 commentaires:

brouss a dit…

Hehe...hallucinations olfactives, on peut dire que c'est bien la seule folie qui te manquait! ;)

Je suis bien fier de voir que tu tiens toujours ton pari. Les dépendances sont néfastes pour la santé (la modération a bien meilleur goût) et ça devient franchement difficile de s'en débarasser quand les circonstances se mettent contre nous.

Cela dit, je suppose que n'ayant jamais fumé j ne peux pas comprendre mais, comment vous faites pour trouver l'odeur bonne???

Un truc pour les fumeurs: cuisinez-vous des carrés Rice Krispies, en fumant (et en prenant soin de s'assurer que l'odeur est bien répandue dans votre cuisine). Quand vous allez manger les carrés, vous allez goûter également à votre fumée... Ça devrait vous convaincre!

Raphaëlle a dit…

C'est donc bien drôle :)
J'y avais jamais pensé!
Merci pour le premier commentaire sur mon blogue xox