C'est ce qu'on dit quand notre batterie est à terre.
Ça vous tenterait pas vous, des fois, d'appeler une sorte de CAA pour humains, de vous faire analyser vite fait bien fait pour comprendre ce qui ne va pas, pour ensuite vous rendre au Canadian Tire et acheter le morceau défectueux pour le remplacer au plus sacrant?
Malheureusement, si la vie était comme ça, on n'aurait pas besoin de se taper l'angoisse, l'attente d'avoir un rendez-vous, l'inconfort de se mettre (à, ou sans à, selon le type de bobo) nu, l'appréhension du résultat... Ce serait quand même dommage d'avoir à éviter tout ce processus qui nous fait tellement travailler sur nous-mêmes!
Dans mes pires moments, j'ai souvent l'impression que tout est à refaire. Tout, toujours et sans raison. Ça enlève un peu de charme au quotidien, disons.
N'empêche que je devrais songer sérieusement à cette idée de dépannage humain. Il ne s'agit pas seulement du 511 ou d'une ligne téléphonique destinée à la prévention du suicide, mais plutôt d'un contact humain. Chaud, réel, personnalisé. Un humain, avec son jugement d'humain, ses capacités à aimer et son sourire, pas seulement une voix, qui se déplacerait pour venir en aide aux plus démunis physiques ou émotionels.
À suivre dans le prochain épisode!
mercredi 27 mai 2009
lundi 18 mai 2009
D'un souffle continu
On dirait qu'à un certain moment durant l'année, un parfum qui semblait n'appartenir qu'à la précédente nous envahit ou nous dépossède, c'est selon. À grosso modo pareille date l'an dernier, j'étais assise sur l'herbe dans le grand axe de l'Université et je me baignais d'un rayon si doux et si fin que je le crus tangible.
Je le pris, l'embrassai de mes mains et me réchauffai de lui, l'enveloppant de tous mes sens insensés sans lui, lui qui les rougissait, les façonnait, les bordait, les émerveillait, les vivait. Puis j'eus chaud, très chaud, comme si mes bras que j'avais ouvert en signe d'infini m'avaient exposée, chair vive, à plus de lumière que mon corps fait de rétine ne pouvait supporter sans cligner, sans se fermer un tout petit peu.
Je pris alors le rayon de ma main gauche et me levai, grandie d'une force dont grandissent les dieux, pour accueillir le vent, celui du changement. Le bienvenu, l'attendu, le début, celui que je n'espérais même plus. Je me berçai de lui, savourai son souffle susurrant ses "C'est ici aussi, aussi, si" de celui si sûr de soi. Jamais je ne me lasserai, pensais-je.
***********************************************************************************
Ça, c'était une journée de 2008, banale comme tout, mais revue un an plus tard pour en faire un exercice d'écriture. Ce qui suit a été écrit à peu près à pareille date en 2007.
Amsterdam 1
Paisible et peinarde, j'entends le vent qui me virevolte. L'esprit du changement me guette, il est là tout près, je le sens. La vie n'attend qu'à être cueillie. Tant de vie devant moi qui se tend, s'étend éperduemment devant moi qui l'attend.
Des vélos colorés avancent.
Des vagues d'ivresse m'avoisinent.
Je voyage, seule préparation à un lendemain qui n'en portera plus le nom lorsque nous y serons.
Le vent m'enlace, me porte.
Le soleil est doux et me réchauffe. Que dire de plus sinon que la vie n'en est qu'au début. Le matin m'appartient, l'après-midi me bénit , le soir me borde sans décevoir.
.o0o. Doux flots faisant foi de finesse. .o0o.
Mes cheveux dorés au vent qui volent comme des milliers d'étoiles filantes en voyage vers l'envers. Les cieux en arrière-plan qui se mélangent; le jaune d'une nuit chaude à contempler les reflets de la lune aux abords d'un canal, le bleu mélodieux des mains entrelacées, le rose pur et doux d'une aurore que nous n'attendions plus.
Amsterdam, éphémère Amsterdam, sois photographe cette fois-ci afin que tes couleurs restent à jamais en vie.
Je le pris, l'embrassai de mes mains et me réchauffai de lui, l'enveloppant de tous mes sens insensés sans lui, lui qui les rougissait, les façonnait, les bordait, les émerveillait, les vivait. Puis j'eus chaud, très chaud, comme si mes bras que j'avais ouvert en signe d'infini m'avaient exposée, chair vive, à plus de lumière que mon corps fait de rétine ne pouvait supporter sans cligner, sans se fermer un tout petit peu.
Je pris alors le rayon de ma main gauche et me levai, grandie d'une force dont grandissent les dieux, pour accueillir le vent, celui du changement. Le bienvenu, l'attendu, le début, celui que je n'espérais même plus. Je me berçai de lui, savourai son souffle susurrant ses "C'est ici aussi, aussi, si" de celui si sûr de soi. Jamais je ne me lasserai, pensais-je.
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Ça, c'était une journée de 2008, banale comme tout, mais revue un an plus tard pour en faire un exercice d'écriture. Ce qui suit a été écrit à peu près à pareille date en 2007.
Amsterdam 1
Paisible et peinarde, j'entends le vent qui me virevolte. L'esprit du changement me guette, il est là tout près, je le sens. La vie n'attend qu'à être cueillie. Tant de vie devant moi qui se tend, s'étend éperduemment devant moi qui l'attend.
Des vélos colorés avancent.
Des vagues d'ivresse m'avoisinent.
Je voyage, seule préparation à un lendemain qui n'en portera plus le nom lorsque nous y serons.
Le vent m'enlace, me porte.
Le soleil est doux et me réchauffe. Que dire de plus sinon que la vie n'en est qu'au début. Le matin m'appartient, l'après-midi me bénit , le soir me borde sans décevoir.
.o0o. Doux flots faisant foi de finesse. .o0o.
Mes cheveux dorés au vent qui volent comme des milliers d'étoiles filantes en voyage vers l'envers. Les cieux en arrière-plan qui se mélangent; le jaune d'une nuit chaude à contempler les reflets de la lune aux abords d'un canal, le bleu mélodieux des mains entrelacées, le rose pur et doux d'une aurore que nous n'attendions plus.
Amsterdam, éphémère Amsterdam, sois photographe cette fois-ci afin que tes couleurs restent à jamais en vie.
jeudi 14 mai 2009
Ich vermisse Deutsch!
Je m'ennuie de l'allemand, douloureusement.
Je m'ennuie de la langue, du peuple, du pays, des villes, de la littérature, des paysages et de plein d'éléments décousus qui sont tous un peu miens, mais enfin, tellement loin.
Je m'ennuie du sentiment de fierté que me procure l'élocution d'une langue étrangère, de cette langue-ci en particulier, parce qu'elle sonne si distinguée et élaborée à mon oreille. Ich liebe dich est un je t'aime plus amoureux, plus doux. J'adore la syntaxe de l'allemand et les structures de phrase qui en découlent; on ne peut interrompre notre interlocuteur à moins d'être sûr à 100% de notre coup car dans bien des cas, le sujet et/ou le verbe de la phrase se trouvent à la fin. Les sonorités profondes et puissantes des mots comme universums m'impressionnent, comme si elles suggéraient plus que le mot lui-même. J'en suis rendue au point où je m'ennuie même de mes cours de CEGEP! Je m'ennuie de ces longs mots pourtant si faciles à déchiffrer. J'ai envie d'écouter quelqu'un me lire les nouvelles, ou des nouvelles, en allemand. Je vais peut-être bien imiter une amie qui s'instruit en lisant Alicia en el paìs de las maravillas et choisir un conte pour enfants afin d'enrichir mon vocabulaire.
Je m'ennuie du peuple allemand. Je ne veux pas tomber dans la généralisation parce que du bon monde, il y en a partout, et des épais, il y en a partout aussi. J'ai tendance à favoriser les Allemands et Allemandes (peut-être le remarquez-vous déjà par mes adjectifs plutôt mélioratifs), non seulement parce que j'aime leur culture, mais aussi parce que je me sens toujours à l'aise entourée d'eux. Je trouve qu'ils ont, en général, de la classe et qu'ils sont ouverts d'esprit, mais encore là, peut-être suis-je seulement, et heureusement, tombée sur les bonnes personnes. Néanmoins, de tous les pays que j'ai visités en Europe, aucun ne m'a procuré ne serait-ce qu'un semblant du sentiment de sécurité et de bien-être que j'ai pu ressentir en Allemagne, et ce, dans n'importe quelle ville, de Cologne à Berlin, ou de Kiel à Munich.
Pourquoi alors, du coup, ces regrets d'un paradis dans lequel je n'ai pu baigner que de trop courts instants? Un groupe de petits vieux Allemands de passage à l'hôtel, tout simplement. L'espèce de reconnaissance humble dans tous leurs sourires, déclenchés par des riens en fait. L'éclair de gratitude dans leurs yeux quand on baragouine un danke ou un hallo. Leur chaleur humaine, réservée mais abondante. Je leur aurais parlé pendant des heures, même en cherchant le moindre de mes mots.
Deutschland. La prochaine fois, ce sera un aller simple je crois.
Je m'ennuie de la langue, du peuple, du pays, des villes, de la littérature, des paysages et de plein d'éléments décousus qui sont tous un peu miens, mais enfin, tellement loin.
Je m'ennuie du sentiment de fierté que me procure l'élocution d'une langue étrangère, de cette langue-ci en particulier, parce qu'elle sonne si distinguée et élaborée à mon oreille. Ich liebe dich est un je t'aime plus amoureux, plus doux. J'adore la syntaxe de l'allemand et les structures de phrase qui en découlent; on ne peut interrompre notre interlocuteur à moins d'être sûr à 100% de notre coup car dans bien des cas, le sujet et/ou le verbe de la phrase se trouvent à la fin. Les sonorités profondes et puissantes des mots comme universums m'impressionnent, comme si elles suggéraient plus que le mot lui-même. J'en suis rendue au point où je m'ennuie même de mes cours de CEGEP! Je m'ennuie de ces longs mots pourtant si faciles à déchiffrer. J'ai envie d'écouter quelqu'un me lire les nouvelles, ou des nouvelles, en allemand. Je vais peut-être bien imiter une amie qui s'instruit en lisant Alicia en el paìs de las maravillas et choisir un conte pour enfants afin d'enrichir mon vocabulaire.
Je m'ennuie du peuple allemand. Je ne veux pas tomber dans la généralisation parce que du bon monde, il y en a partout, et des épais, il y en a partout aussi. J'ai tendance à favoriser les Allemands et Allemandes (peut-être le remarquez-vous déjà par mes adjectifs plutôt mélioratifs), non seulement parce que j'aime leur culture, mais aussi parce que je me sens toujours à l'aise entourée d'eux. Je trouve qu'ils ont, en général, de la classe et qu'ils sont ouverts d'esprit, mais encore là, peut-être suis-je seulement, et heureusement, tombée sur les bonnes personnes. Néanmoins, de tous les pays que j'ai visités en Europe, aucun ne m'a procuré ne serait-ce qu'un semblant du sentiment de sécurité et de bien-être que j'ai pu ressentir en Allemagne, et ce, dans n'importe quelle ville, de Cologne à Berlin, ou de Kiel à Munich.
Pourquoi alors, du coup, ces regrets d'un paradis dans lequel je n'ai pu baigner que de trop courts instants? Un groupe de petits vieux Allemands de passage à l'hôtel, tout simplement. L'espèce de reconnaissance humble dans tous leurs sourires, déclenchés par des riens en fait. L'éclair de gratitude dans leurs yeux quand on baragouine un danke ou un hallo. Leur chaleur humaine, réservée mais abondante. Je leur aurais parlé pendant des heures, même en cherchant le moindre de mes mots.
Deutschland. La prochaine fois, ce sera un aller simple je crois.
lundi 11 mai 2009
Comme un gant
Vous est-il déjà arrivé, à vous chers lecteurs, de vous sentir nus, plus incommodés par une absence que par une présence? Comme si vous étiez un doigt qui, malgré la chaleur des autres autour, avait besoin d'un gant pour l'entourer?
Étrange, ces relations interpersonelles.
Récemment, je parlais avec quelqu'un qui m'avouait entretenir plusieurs amitiés qui lui procuraient ce sentiment, à chaque rencontre avec l'autre, de retrouver la relation exactement là où elle avait été laissée, intacte.
Cliché...!
Je la trouvais chanceuse, certes, mais ne comprenais pas comment c'était possible. La distance prend trop d'ampleur parfois, qu'elle soit physique, émotionelle, intellectuelle ou autre. Si on se laisse sur une note positive, soit, à la prochaine. Mais quand viendra la prochaine fois? Lequel des deux est en mesure de se demander si l'autre le négligle? Who's to say?
De plus, on évolue. Ou d'autres oublient de le faire. Et on se réveille au beau milieu de la soirée en cherchant quelque chose à se dire.
Moi, quand le don du pardon a été distribué, je devais être aux toilettes. Fool me once, shame on you; fool me twice, shame on me est ma devise. Si tu me joues dans le dos une fois, tu es certainement capable de le refaire. Cependant, je donne autant (sinon plus) que ce que j'exige des autres. Et le respect dans toutes ses formes, pour moi, est primordial.
Or, certaines personnes m'ont assez bien cernée et comprennent tout ça. Et ce sont ces gens qui, une fois si près de moi, désactivent à peu près tous les mécanismes de défense dont je suis normalement constituée en société.
Rencontre inespérée aujourd'hui avec une vieille amie : par chance il faisait soleil et j'ai pu garder mes verres fumés, sans quoi j'aurais passé pour la quétaine des deux, celle qui pleure (et d'habitude, ce n'est jamais moi).
J'ai appris aujourd'hui comment on peut se fondre de nouveau à l'autre, et ce, sans jamais brûler.
Étrange, ces relations interpersonelles.
Récemment, je parlais avec quelqu'un qui m'avouait entretenir plusieurs amitiés qui lui procuraient ce sentiment, à chaque rencontre avec l'autre, de retrouver la relation exactement là où elle avait été laissée, intacte.
Cliché...!
Je la trouvais chanceuse, certes, mais ne comprenais pas comment c'était possible. La distance prend trop d'ampleur parfois, qu'elle soit physique, émotionelle, intellectuelle ou autre. Si on se laisse sur une note positive, soit, à la prochaine. Mais quand viendra la prochaine fois? Lequel des deux est en mesure de se demander si l'autre le négligle? Who's to say?
De plus, on évolue. Ou d'autres oublient de le faire. Et on se réveille au beau milieu de la soirée en cherchant quelque chose à se dire.
Moi, quand le don du pardon a été distribué, je devais être aux toilettes. Fool me once, shame on you; fool me twice, shame on me est ma devise. Si tu me joues dans le dos une fois, tu es certainement capable de le refaire. Cependant, je donne autant (sinon plus) que ce que j'exige des autres. Et le respect dans toutes ses formes, pour moi, est primordial.
Or, certaines personnes m'ont assez bien cernée et comprennent tout ça. Et ce sont ces gens qui, une fois si près de moi, désactivent à peu près tous les mécanismes de défense dont je suis normalement constituée en société.
Rencontre inespérée aujourd'hui avec une vieille amie : par chance il faisait soleil et j'ai pu garder mes verres fumés, sans quoi j'aurais passé pour la quétaine des deux, celle qui pleure (et d'habitude, ce n'est jamais moi).
J'ai appris aujourd'hui comment on peut se fondre de nouveau à l'autre, et ce, sans jamais brûler.
mardi 5 mai 2009
Processing...
J'ai enfin trouvé le fil conducteur de mon roman!
Et je dois avouer que c'est grâce à mon chéri et aux bonnes idées qui ressortent de nos discussion.
Donc! Comme à peu près, je crois bien, tout bon premier roman, ce sera quelque peu autobiographique. À certaines exceptions près...
Le personnage principal ne portera pas mon nom. Je ne nommerai personne. J'améliorerai. Je créerai. Bref, j'avancerai encore plus loin.
Je ne veux pas en dévoiler trop, mais l'histoire portera sur un long voyage que j'ai fait en 2007. J'ai pris beaucoup de notes, alors techniquement, la tâche ne sera pas trop ardue. Cependant, je me connais assez pour savoir que j'ai refermé un peu vite certains coffrets qui devront être rouverts, voire forcés.
N'empêche! J'ai trouvé, j'ai trouvé, j'ai trouvé et c'est le sentiment le plus merveilleux que je pouvais espérer! Ne me reste plus qu'à débuter.
Allons-y, donc.
Je ressors des cadavres d'ébauches de mon tout premier blogue. Je pense bien utiliser la forme épistolaire, comme l'indique ce premier article :
----------------------------------------------------------------------------------.
24 mai, Londres
Si tu savais comme le temps passe vite ici, tu n'y viendrais pas pour élever tes enfants ou te perdre dans des songes que tu souhaitais interminables. Si tu ressentais la fragilité du moment, l'intangibilité de l'instant où tout est possible mais où si peu semble pouvoir être accompli, peut-être aurais-tu une perception différente de cet absurde sablier géant. Si tu entendais l'espace-temps fuir doucement comme dans la nuit un voleur avec nos rêves, si tu voyais cette masse invisible rapetisser à la vitesse de l'éclair, écrasant nos pensées comme un compresseur et si enfin, enfin tu pouvais goûter l'odeur âcre de l'impossibilité, alors seulement tu comprendrais pourquoi je me dépêche à t'écrire ces quelques lignes.
.----------------------------------------------------------------------------------
Voilà pour le premier! Les articles seront tous différents, au gré du voyage et des villes qui le façonnent, mais vous saisissez probablement déjà le ton.
J'attends vos commentaires!
R.
Et je dois avouer que c'est grâce à mon chéri et aux bonnes idées qui ressortent de nos discussion.
Donc! Comme à peu près, je crois bien, tout bon premier roman, ce sera quelque peu autobiographique. À certaines exceptions près...
Le personnage principal ne portera pas mon nom. Je ne nommerai personne. J'améliorerai. Je créerai. Bref, j'avancerai encore plus loin.
Je ne veux pas en dévoiler trop, mais l'histoire portera sur un long voyage que j'ai fait en 2007. J'ai pris beaucoup de notes, alors techniquement, la tâche ne sera pas trop ardue. Cependant, je me connais assez pour savoir que j'ai refermé un peu vite certains coffrets qui devront être rouverts, voire forcés.
N'empêche! J'ai trouvé, j'ai trouvé, j'ai trouvé et c'est le sentiment le plus merveilleux que je pouvais espérer! Ne me reste plus qu'à débuter.
Allons-y, donc.
Je ressors des cadavres d'ébauches de mon tout premier blogue. Je pense bien utiliser la forme épistolaire, comme l'indique ce premier article :
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24 mai, Londres
Si tu savais comme le temps passe vite ici, tu n'y viendrais pas pour élever tes enfants ou te perdre dans des songes que tu souhaitais interminables. Si tu ressentais la fragilité du moment, l'intangibilité de l'instant où tout est possible mais où si peu semble pouvoir être accompli, peut-être aurais-tu une perception différente de cet absurde sablier géant. Si tu entendais l'espace-temps fuir doucement comme dans la nuit un voleur avec nos rêves, si tu voyais cette masse invisible rapetisser à la vitesse de l'éclair, écrasant nos pensées comme un compresseur et si enfin, enfin tu pouvais goûter l'odeur âcre de l'impossibilité, alors seulement tu comprendrais pourquoi je me dépêche à t'écrire ces quelques lignes.
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Voilà pour le premier! Les articles seront tous différents, au gré du voyage et des villes qui le façonnent, mais vous saisissez probablement déjà le ton.
J'attends vos commentaires!
R.
lundi 4 mai 2009
Le train-train à toute vitesse
All! Sva? Fauchparte, bye!
C'est probablement le genre de conversation que j'aurai dans les sept prochaines semaines si je veux gagner du temps à quelque part.
Je vous explique ma philosophie : si on travaille 35-40 heures, on arrive le soir à maison, on a le goût de décompresser, ou de se changer les idées et voir des gens, ou on est en forme et on feel pour sortir. Bref, on dépense. On a une belle qualité de vie mais c'est pas là qu'on "pile son cash" en bon français.
Par contre, si on travaille plus, genre 50-60 heures, là on arrive à la maison, on se couche, on lit, on écoute on film, bref on est trop fatigués pour même penser à mettre le nez dehors.
Pas tellement de qualité de vie, mais c'est pour cette raison qu'il ne faut pas que ça s'éternise.
Après ma théorie, voici ma solution : avoir 2 emplois pas forçants et moyennement payants! Comme ça, je ne me fais pas suer au travail et je peux aisément faire autre chose durant mes quarts de travail (lire, écrire, jouer, etc.). De cette façon, j'arrive chez nous et j'ai juste le goût d'être à la maison mais je suis quand même pas si épuisée que ça.
C'est certain que je n'ai pas encore commencé mon emploi à temps partiel que je ne peux pas juger, mais d'après moi, ç'est aussi peinard que l'hôtellerie. Bref, s'occuper du client quand client il y a, sinon, ne surtout rien faire.
En terminant, je vous défend de croire que je suis paresseuse...
J'ai quand même deux emplois :)
Bonne semaine!
C'est probablement le genre de conversation que j'aurai dans les sept prochaines semaines si je veux gagner du temps à quelque part.
Je vous explique ma philosophie : si on travaille 35-40 heures, on arrive le soir à maison, on a le goût de décompresser, ou de se changer les idées et voir des gens, ou on est en forme et on feel pour sortir. Bref, on dépense. On a une belle qualité de vie mais c'est pas là qu'on "pile son cash" en bon français.
Par contre, si on travaille plus, genre 50-60 heures, là on arrive à la maison, on se couche, on lit, on écoute on film, bref on est trop fatigués pour même penser à mettre le nez dehors.
Pas tellement de qualité de vie, mais c'est pour cette raison qu'il ne faut pas que ça s'éternise.
Après ma théorie, voici ma solution : avoir 2 emplois pas forçants et moyennement payants! Comme ça, je ne me fais pas suer au travail et je peux aisément faire autre chose durant mes quarts de travail (lire, écrire, jouer, etc.). De cette façon, j'arrive chez nous et j'ai juste le goût d'être à la maison mais je suis quand même pas si épuisée que ça.
C'est certain que je n'ai pas encore commencé mon emploi à temps partiel que je ne peux pas juger, mais d'après moi, ç'est aussi peinard que l'hôtellerie. Bref, s'occuper du client quand client il y a, sinon, ne surtout rien faire.
En terminant, je vous défend de croire que je suis paresseuse...
J'ai quand même deux emplois :)
Bonne semaine!
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