mardi 10 février 2009

I have a dream

Je n'ai pas qu'un rêve, loin de là, mais mon plus cher projet personnel, après la carrière et la famille, serait d'écrire un livre. Pas n'importe quel genre de livre : un roman qui révolutionnerait la littérature canadienne.

Je classe ce rêve hors de la catégorie ­"carrière" parce que je souhaite réellement devenir interprète, afin d'allier toutes sortes de domaines qui me tiennent à coeur (langues, politique, voyage, etc.) et donc, me lever en souriant parce que je sais déjà que je vais aimer ma journée de travail. Le livre que j'écrirais serait avant tout un projet individuel, peut-être même de retraite ou de sabbatique, qui sait? ...pas encore sur le marché du travail que je pense à la retraite :)...

Je suis tombée en amour avec un livre que j'avais dû me procurer pour un cours de littérature canadienne au CÉGEP. Il s'agit de A Complicated Kindness, de Myriam Towes (j'ai appris que ce nom se prononçait "tévz"). Le roman met en vedette Nomi, une adolescente Ménnonite qui vit dans une communauté recluse des Prairies, que la mère et la soeur viennent soudainement de déserter. Le scénario est bon, il contient quelques punch intéréssants vers la fin et ne nous tient pas par la main : on peut donc tirer nos propres conclusions sans sentir que l'auteure nous prend pour des épais. La langue est belle, les dialogues sont bien construits et les phrases coulent à merveille. Par contre, le plus important, c'est qu'on s'attache terriblement aux personnages. On veut leur parler, on les aime instantanément.

Le plus important est donc mon problème. Je suis certaine de pouvoir trouver quelques pistes intrigantes pour le dialogue et bâtir un scénario sans faille. L'histoire incluera certainement de nombreux pays et beaucoup d'éléments visuels (comme ça je serai en mesure de réaliser le film par la suite ;). De plus, je n'ai aucun doute pour la forme; je veux même que mon livre contienne plusieurs langues, dont le français, l'anglais, l'allemand mais je n'ai aucune idée de leur hiérarchie. Je veux un roman doux à l'oreille comme un poème. Ou un poème rythmé comme un roman.

Mais les personnages, je dois les façonner, les former, les apprivoiser. Le plus facile, ce serait une inspiration autobiographique, mais je doute hautement que ma vie soit assez intéréssante pour la publier.

De toute façon, j'ai encore le temps d'y penser. Pas trop, cependant; je veux quand même prendre ma retraite à 50 ans :)

vendredi 6 février 2009

À propos de 1759...

On s'en câlisse-tu ou on s'en câlisse pas de leur représentation des événements de 1759?
Moi je dis qu'on s'en câlisse assez pour être capable de ne pas y aller si ça ne nous intéresse tout simplement pas. Assez aussi pour être capable d'y aller en sachant très bien que ça n'a absolument rien de politique.
Rien de politique? Mais attends, c'est pas ça qui a fait que les méchants Anglais nous ont dominés, nous, peuple faible et francophone, pendant de si longues années?
Bon, d'accord, un tantinet de politique se cache là-dessous. Mais bien en évidence surgit l'histoire de la politique et c'est là que réside toute la différence.
Parce que l'histoire de la politique, ou en fait tout simplement l'histoire (qui est pas mal constituée de faits politiques) est une explication de ce qui est venu avant nous, de ce qui fait le comment, le où, le qui, mais surtout le pourquoi nous sommes. Pourquoi nous sommes ici, pourquoi nous sommes francophones, et pourquoi nous sommes quelques-un à être contre un enseignement de faits véritables et vérifiables.
Pourquoi donc?
Parce qu'il paraît que c'est un prétexte pour faire le party.
Contrairement à certains, je n'accuse pas les Montréalais de jalousie envers Québec. Et alors là, pas du tout. Même si Québec a été colorée de beaucoup d'événements et des festivités pour son 400e, il reste que c'est à Montréal que ça se passe. Le sport, le divertissement, la mode, la gastronomie, le mouvement surtout. Les Montréalais trouvent Québec ben cute mais ça s'arrête là. Alors, on disait?
Ah oui, le party. La représentation de la bataille de 1759 des Plaines d'Abraham se passe à Québec parce que les Plaines bougeront pas de là. Et tant mieux si c'est d'autant plus fidèle à ce qui s'est réellement passé. Je n'ai aucune idée comment ils comptent faire ça, mais j'imagine que les organisateurs auront assez de tact pour respecter les faits et s'en tenir à l'histoire. Le party, donc? Le monde sur place? Tant mieux si ça amène du tourisme. La ville de Québec possède tout un panorama et assez d'histoire pour convaincre quelques visiteurs de s'y rendre et profiter de tout ce que l'endroit à offrir.
Je suis loin d'être souverainiste, c'est évident, mais chacun a droit à ses opinions. Cependant, quand on brandit la menace de saboter un événement à caractère historique, je me demande sérieusement jusqu'où nos croyances nous permettent d'aller.

lundi 2 février 2009

Le contraire de vivre

J'ai toujours cru que j'étais née à la mauvaise époque parce que je trippais sur le rock des années 1970. Si je peux avoir une vue d'ensemble sur ce qu'était la musique dans ce temps-là et autant l'apprécier, c'est que je me trouve au bon endroit au bon moment. Cependant, si j'aime la musique mais ne comprends pas l'esprit des années 70, faute d'y avoir vécu, est-ce que je peux réellement en aimer l'essence?

Foutaises.

C'est en écoutant mon 45 tours de Pink Floyd, Dark Side of the Moon, que je me mets à rêvasser, étendue sur mon lit que je devrai bientôt payer, dans une chambre que je devrais bientôt quitter, dans un corps qui un jour me laissera tomber.

Le matin est le moment de la journée où mes idées sont les plus claires. Si j'ai une décision à prendre, je sais que la réponse me viendra d'instinct directement à mon réveil. À l'opposé, le crépuscule correspond à ma phase la plus floue. Je divague, je déprime, je n'ai plus le goût de rien faire.

Ce n'est pas mourir.

Le contraire de vivre n'est pas de mourir. Le contraire de vivre, c'est se lasser, se laisser, s'enliser. C'est être fatigué, se trouver à cheval entre deux états d'esprit complètement différents mais hésiter de peur de ne pas se sentir vrai, ne plus avoir envie de rien, être déçu de tout et de tous, soi compris.

Le réveil sonne pour me sortir d'une phase sans songe ni même sommeil au son d'une chanson poche des années 80. Qu'est-ce qu'ils ont fait pour sombrer si radicalement après un décennie aussi géniale?

Ma main est lourde, trop lourde pour s'élancer et tuer le vacarme. J'ai sommeil mais je suis trop fatiguée pour dormir.

J'ai envie, mais je suis trop vide pour vivre. Demain peut-être.