jeudi 1 janvier 2009

Odyssée 2009

J'ai
toujours
aimé
voyager.

Mais jamais pour la destination.

Enfin, je suis déjà tombée en amour avec certaines villes.

Mais jamais pour l'endroit.

Pour les gens, pour les parfums nouveaux qui m'enlaçaient, pour le mouvement fluide du trafic sous mes yeux, pour la langue que j'entendais me supplier de la comprendre, pour l'histoire que ma mémoire et mon imagination recréaient, pour ce que j'y vivais.

Pour ce que j'y devenais, pour ce que j'y comprenais.

La destination n'est jamais ultime; un voyage ne comprend jamais de point final. La destination, ce à quoi nous aspirons, n'est qu'un mirage, une illusion qui se doit d'être pour nous faire avancer. La route, les doutes, le retour; tout est mouvement.

Un voyage est une marque dans le temps, une évolution, une expérience.


Je prends, par exemple, mon voyage de 3 mois en 2007. Le "Vieux Continent" n'avait jamais signifié musées, Vatican, histoire pour moi. Je n'étais pas enchantée de voir l'Europe avant de partir. J'étais fébrile à l'idée de seulement partir. Et j'avais raison : le détour aura valu la peine.


Parce que le voyage est un détour. Parfois très long, parfois le temps d'un café. D'autres fois, il s'agit d'un détour pour aller chercher quelqu'un qui nous accompagnera le temps qu'il faut. J'ai préféré de loin mes voyages en solitaire, mais je n'étais probablement pas tombée sur de bons compagnons.



Je prépare tranquillement mon sac pour le prochain voyage. Je n'ai pas besoin de grand-chose cette fois-ci. Pas de guide de la route; elle me mènera là oû elle le veut. Pas de provison; je vivrai au jour au le jour. J'ai cependant besoin de ta main pour tenir la mienne, de tes yeux pour m'aider à regarder en avant, de tes deux pieds pour rester sur la terre ferme. Partons.

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