J'ai fumé ma dernière cigarette à vie il y a maintenant 1 mois. Je ne l'ai pas trouvée bonne, quoique j'ignorais qu'elle serait ma dernière.
J'ai choisi d'arrêter le lendemain matin, sans toutefois me débarasser de mon paquet. Je me suis dis que j'allais passer le 31 décembre, et tous les derniers partys du temps des Fêtes, sans fumer avant de déclarer haut et fort que j'arrêtais. Ce que j'ai finalement fait, en pleine possession de mes moyens et de mon paquet de cigarettes. Je m'en suis débarassée le 2 janvier, sachant très bien que j'avais passé le test.
J'avais déjà commis pas mal d'erreurs par le passé en ce qui avait trait à l'abandon du tabagisme, mais o joie, je les avais correctement identifiées et en répèterais sûrement pas.
PREMIÈRE ERREUR: Y regoûter, en se disant que c'est "juste pour voir". C'est certain que ça va goûter bon!
DEUXIÈME ERREUR: S'exposer à de la fumée quand on se sait à risque (exemple, après avoir bu). C'est se torturer pour rien.
TROISIÈME ERREUR: Se dire qu'on n'achètera pas de paquets, seulement une cigarette quand on en a vraiment envie.
La troisième erreur en était une tricky pour moi. À chaque fois que je voyais mes amis fumeurs, l'envie me prenait de leur en fumer une. Souvent, j'en achetais aussi aux fumeurs des arrêts d'autobus...
Me voyez-vous venir avec le titre?
Pour me motiver encore plus, j'ai décidé de prendre l'argent que je gaspillais avec la cigarette et me prendre un foutu stationnement à l'Université Laval! De cette façon, je fais d'une pierre deux coups : je me récompense (renforcement positif) et je ne risque plus de vouloir fumer dans les moments à risque, quand j'attends l'autobus dehors. Je suis consciente de polluer plus par contre... Mais je ne pollue plus l'air des autres avec ma fumée secondaire ;) (déculpabilisation)
Par contre, le premier lundi matin, alors que j'étais en route vers mon fabuleux cours de Thème II de 8:30, l'envie de fumer m'agrippe par la gorge, me serre de toute ses forces et m'étouffe, ouf, ouf ouf, vite vite, de l'air et que ça saute, une cigarette s'il-vous plait seulement une parce que je n'en peux pluuuuuuuuuuus!!!!!!!!!
Mais NON! Pas question de s'arrêter pour acheter des cigarettes après deux semaines d'abstinence bien sentie. Alors je fais ma journée, je côtoie des fumeurs qui, même s'ils puent comme le cr*** en réalité, dégagent pour moi des effluves bienfaisantes. J'ai toujours très envie.
Je passe mon second cours, russe élémentaire, sans trop y penser (là, c'est clair, je pense à la vodka). Je me rends ensuite directement au travail (autre point positif de prendre mon auto : je n'arrive plus jamais en retard au travail et peux également faire plus d'heures :), et c'est là que les choses se compliquent...
Mes deux collègues ce soir-là sont des fumeurs. Dure épreuve.
J'ai demandé à ma meilleure amie de ne jamais me donner de cigarette, ni même de "puff", sous AU-CU-NE condition. J'avais convenu de ne jamais lui demander, mais si la tentation se faisait trop forte, elle resterait inflexible. Je n'avais cependant pris aucun autre arrangement avec personne; je me savais donc en situation risquée de céder à la tentation.
Je m'arme donc de lecture pour survivre à ce moment douloureux. Le temps passe, et je pense toujours à fumer une cigarette. Je décide d'aller me promener dans l'hôtel pour passer le temps et l'envie. J'arrive près d'une salle de réunion et je sens l'odeur de cigarette si bienfaitrice et apaisante qui s'est propagée partout dans le corridor et dans les salles de bain. Mais l'hôtel est totalement non-fumeur : il faut vite arrêter ces malfrats!
Je me précipite à la réception et demande à ma collègue d'aller corroborer mes soupçons. Elle trouve le tout bien étrange parce que personne n'avait réservé cette salle. Cependant, il s'y trouve un ordinateur accessible à tous, alors peut-être un résident de l'hôtel y est allé...
Elle revient, en soutenant mon regard.
"Raph?
-Oui, est-ce que tu l'as senti?
-Non. J'ai rien senti.
-Même dans le corridor?
-Non, ça sent rien dans le corridor et il n'y a absolument personne dans la salle."
Là, je dois dire que j'ai eu peur.
Attention tout le monde. La nicotine est un produit puissant qui cause une dépendance extrêmes et qui risque de vous affliger des maux de coeur, des envies subites de tout sacrer là pour une cigarette et même des hallucinations olfactives. Prenez garde.
lundi 12 janvier 2009
samedi 10 janvier 2009
On the Edge of Heaven
C'est le titre du dernier film que j'ai vu.
C'est la phrase qui décrit le mieux comment je me sens en ce moment.
Voilà; c'est un film allemand qui a pour titre original Auf der anderen Seite, ce qui, selon moi, se traduirait mieux par De l'autre côté (de la page) ou quelque chose dans le genre. C'est un film construit selon différents points de vue, mais pas un scénario raconté par plusieurs personnages. Plutôt comme si les éléments de la solution fuyaient les personnages. Excellent; je le recommande fortement. (À noter qu'au cinéma, il était en version originale, soit en allemand et en turc. C'est beaucoup mieux, selon moi, que les deux versions traduites intégralement, en français ou en anglais, qu'on nous propose sur le DVD. Point de vue de la traductrice :)
Alors, On the Edge of Heaven. Si on se fie au scénario et si on exclut toute connotation religieuse, il s'agit là d'un excellent titre. Tout près, sans jamais pouvoir accéder à ce que l'on cherche. À force d'histoires mélangées, de morceaux de casse-tête manquants ou tout simplement inconnus, chercher à l'infini, sans même toujours savoir ce que l'on cherche.
Est-ce que nos standards sont les bons, ou est-ce que l'herbe est nécessairement plus verte chez le voisin?
Je n'ai jamais été douée pour les relations interpersonnelles. Ma plus grande source d'angoisse me vient de cette facette de ma vie. Je n'ai jamais souhaité de mal à ceux j'aime, pourtant je leur en cause bien souvent involontairement. Je pensais avoir travaillé beaucoup sur moi-même déjà, mais je n'estime pas suffisant ce qui a été accompli.
Je suis tannée de toujours voir une date de péremption flottant au-dessus de mes relations. Je crains bien plus le tort que je peux causer aux autres que celui que je peux ressentir. Ce dernier serait dur à accepter, mais pas autant que l'impression d'être le monstre dans l'histoire. Je me sais capable de terminer une relation sur un coup de tête, mais je travaille beaucoup avec les personnes qui en valent la peine pour m'assurer de dire ce qui ne me convient pas. Mais les mots honnêtes traversent parfois ma gorge comme des lames bien effilées.
Je n'ai jamais eu peur du travail, ni du dépassement. Bien plus que tout sur quoi je me serais déjà acharnée, les personnes qui gravitent autour de moi ces temps-ci en valent la peine. Plus que tous les maux de gorge éventuels.
C'est la phrase qui décrit le mieux comment je me sens en ce moment.
Voilà; c'est un film allemand qui a pour titre original Auf der anderen Seite, ce qui, selon moi, se traduirait mieux par De l'autre côté (de la page) ou quelque chose dans le genre. C'est un film construit selon différents points de vue, mais pas un scénario raconté par plusieurs personnages. Plutôt comme si les éléments de la solution fuyaient les personnages. Excellent; je le recommande fortement. (À noter qu'au cinéma, il était en version originale, soit en allemand et en turc. C'est beaucoup mieux, selon moi, que les deux versions traduites intégralement, en français ou en anglais, qu'on nous propose sur le DVD. Point de vue de la traductrice :)
Alors, On the Edge of Heaven. Si on se fie au scénario et si on exclut toute connotation religieuse, il s'agit là d'un excellent titre. Tout près, sans jamais pouvoir accéder à ce que l'on cherche. À force d'histoires mélangées, de morceaux de casse-tête manquants ou tout simplement inconnus, chercher à l'infini, sans même toujours savoir ce que l'on cherche.
Est-ce que nos standards sont les bons, ou est-ce que l'herbe est nécessairement plus verte chez le voisin?
Je n'ai jamais été douée pour les relations interpersonnelles. Ma plus grande source d'angoisse me vient de cette facette de ma vie. Je n'ai jamais souhaité de mal à ceux j'aime, pourtant je leur en cause bien souvent involontairement. Je pensais avoir travaillé beaucoup sur moi-même déjà, mais je n'estime pas suffisant ce qui a été accompli.
Je suis tannée de toujours voir une date de péremption flottant au-dessus de mes relations. Je crains bien plus le tort que je peux causer aux autres que celui que je peux ressentir. Ce dernier serait dur à accepter, mais pas autant que l'impression d'être le monstre dans l'histoire. Je me sais capable de terminer une relation sur un coup de tête, mais je travaille beaucoup avec les personnes qui en valent la peine pour m'assurer de dire ce qui ne me convient pas. Mais les mots honnêtes traversent parfois ma gorge comme des lames bien effilées.
Je n'ai jamais eu peur du travail, ni du dépassement. Bien plus que tout sur quoi je me serais déjà acharnée, les personnes qui gravitent autour de moi ces temps-ci en valent la peine. Plus que tous les maux de gorge éventuels.
vendredi 2 janvier 2009
Raum der Zeit
C'est de cette chanson de Wizo que me vient le titre de mon blog.
Elle parle des valeurs, des perceptions auxquelles nous nous accrochons (politique, religion, préjugés, etc.) et croyons dur comme fer, alors qu'elles nous mettent des oeillères et ne sont rien de plus que des fragments dans l'espace-temps dont il nous faut parfois se départir. Si vous connaissez un peu l'allemand, lisez-la à voix haute; les rimes sont belles et vous reconnaîtrez sûrement quelques mots.
Raum der Zeit
Ich bin schwul, ich bin jüdisch und ein Kommunist dazu
Ich bin schwarz und behindert, doch genauso Mensch wie du
Ich bin hochintelligent und doch so doof wie Sauerkraut
Ich bin schön, ich bin hässlich, ich bin fett und gut gebaut
Es gibt nichts - nichts, was dich besser macht als mich
Denn auch du hast deine Fehler, deine Fehler so wie ich
Und die Fehler sind nix falsches, sie gehören zu dir und mir
Und wenn du's nicht auf die Reihe kriegst, kann niemand was dafür
Du bist einer von Milliarden
Und das musst du akzeptieren
Du bist einer von Milliarden Ärschen auf der Welt
Deine Werte, deine Normen, die Moral und das Gesetz
Sind entbehrlich und ersetzbar - überflüssiges Geschwätz
Heute gültig, morgen nichtig, übermorgen umgekehrt
Was hier richtig oder wichtig, ist woanders ohne Wert
Deine Götter, deine Kirchen, Glauben, Weltreligionen
Heute heilig, morgen Frevel, übermorgen blanker Hohn
Und das Geld und der Ruhm und die Unvergänglichkeit
Sind bei näherer Betrachtung - für'n Arsch
Du bist nicht der Mittelpunkt des Universums
Du bist nur ein Arsch im Raum der Zeit
A E D C D C A G - A E DA E D C D C A G - A E D
Du bist nicht der Mittelpunkt des Universums
Du bist nur ein Arsch im Raum der Zeit
Je vais m'improviser traductrice allemand-français pour les lignes que je préfère =)
Raum der Zeit
Ich bin schwul, ich bin jüdisch und ein Kommunist dazu
Ich bin schwarz und behindert, doch genauso Mensch wie du
Un espace dans le temps
Je suis gai, je suis juif et communiste aussi
Je suis noir et handicapé, mais aussi humain que toi
Es gibt nichts - nichts, was dich besser macht als mich
Denn auch du hast deine Fehler, deine Fehler so wie ich
Und die Fehler sind nix falsches, sie gehören zu dir und mir
Il n'y a rien, rien qui te rend meilleur que moi
Parce que tu as tes faiblesses, tes faiblesses tout comme moi
Mais ces imperfections ne sont pas mauvaises, elles font partie de moi et de toi
Du bist einer von Milliarden
Und das musst du akzeptieren
Du bist nicht der Mittelpunkt des Universums
Tu n'es qu'un parmi des milliards
Tu dois l'accepter
Tu n'es pas le centre de l'univers
Was hier richtig oder wichtig, ist woanders ohne Wert
Ce qui ici est vrai ou important n'a ailleurs aucune valeur
Wizo est un groupe du Sud de l'Allemagne, près de Stuttgart. Ils s'opposent farouchement à tout ce qui s'apparente de près ou de loin au racisme.
Si vous avez 2 minutes, écoutez un peu de leur matériel, ils en ont du bon, parfois même en anglais si l'allemand ne vous plaît pas trop.
A+ amigos!
Elle parle des valeurs, des perceptions auxquelles nous nous accrochons (politique, religion, préjugés, etc.) et croyons dur comme fer, alors qu'elles nous mettent des oeillères et ne sont rien de plus que des fragments dans l'espace-temps dont il nous faut parfois se départir. Si vous connaissez un peu l'allemand, lisez-la à voix haute; les rimes sont belles et vous reconnaîtrez sûrement quelques mots.
Raum der Zeit
Ich bin schwul, ich bin jüdisch und ein Kommunist dazu
Ich bin schwarz und behindert, doch genauso Mensch wie du
Ich bin hochintelligent und doch so doof wie Sauerkraut
Ich bin schön, ich bin hässlich, ich bin fett und gut gebaut
Es gibt nichts - nichts, was dich besser macht als mich
Denn auch du hast deine Fehler, deine Fehler so wie ich
Und die Fehler sind nix falsches, sie gehören zu dir und mir
Und wenn du's nicht auf die Reihe kriegst, kann niemand was dafür
Du bist einer von Milliarden
Und das musst du akzeptieren
Du bist einer von Milliarden Ärschen auf der Welt
Deine Werte, deine Normen, die Moral und das Gesetz
Sind entbehrlich und ersetzbar - überflüssiges Geschwätz
Heute gültig, morgen nichtig, übermorgen umgekehrt
Was hier richtig oder wichtig, ist woanders ohne Wert
Deine Götter, deine Kirchen, Glauben, Weltreligionen
Heute heilig, morgen Frevel, übermorgen blanker Hohn
Und das Geld und der Ruhm und die Unvergänglichkeit
Sind bei näherer Betrachtung - für'n Arsch
Du bist nicht der Mittelpunkt des Universums
Du bist nur ein Arsch im Raum der Zeit
A E D C D C A G - A E DA E D C D C A G - A E D
Du bist nicht der Mittelpunkt des Universums
Du bist nur ein Arsch im Raum der Zeit
Je vais m'improviser traductrice allemand-français pour les lignes que je préfère =)
Raum der Zeit
Ich bin schwul, ich bin jüdisch und ein Kommunist dazu
Ich bin schwarz und behindert, doch genauso Mensch wie du
Un espace dans le temps
Je suis gai, je suis juif et communiste aussi
Je suis noir et handicapé, mais aussi humain que toi
Es gibt nichts - nichts, was dich besser macht als mich
Denn auch du hast deine Fehler, deine Fehler so wie ich
Und die Fehler sind nix falsches, sie gehören zu dir und mir
Il n'y a rien, rien qui te rend meilleur que moi
Parce que tu as tes faiblesses, tes faiblesses tout comme moi
Mais ces imperfections ne sont pas mauvaises, elles font partie de moi et de toi
Du bist einer von Milliarden
Und das musst du akzeptieren
Du bist nicht der Mittelpunkt des Universums
Tu n'es qu'un parmi des milliards
Tu dois l'accepter
Tu n'es pas le centre de l'univers
Was hier richtig oder wichtig, ist woanders ohne Wert
Ce qui ici est vrai ou important n'a ailleurs aucune valeur
Wizo est un groupe du Sud de l'Allemagne, près de Stuttgart. Ils s'opposent farouchement à tout ce qui s'apparente de près ou de loin au racisme.
Si vous avez 2 minutes, écoutez un peu de leur matériel, ils en ont du bon, parfois même en anglais si l'allemand ne vous plaît pas trop.
A+ amigos!
jeudi 1 janvier 2009
Odyssée 2009
J'ai
toujours
aimé
voyager.
Mais jamais pour la destination.
Enfin, je suis déjà tombée en amour avec certaines villes.
Mais jamais pour l'endroit.
Pour les gens, pour les parfums nouveaux qui m'enlaçaient, pour le mouvement fluide du trafic sous mes yeux, pour la langue que j'entendais me supplier de la comprendre, pour l'histoire que ma mémoire et mon imagination recréaient, pour ce que j'y vivais.
Pour ce que j'y devenais, pour ce que j'y comprenais.
La destination n'est jamais ultime; un voyage ne comprend jamais de point final. La destination, ce à quoi nous aspirons, n'est qu'un mirage, une illusion qui se doit d'être pour nous faire avancer. La route, les doutes, le retour; tout est mouvement.
Un voyage est une marque dans le temps, une évolution, une expérience.
Je prends, par exemple, mon voyage de 3 mois en 2007. Le "Vieux Continent" n'avait jamais signifié musées, Vatican, histoire pour moi. Je n'étais pas enchantée de voir l'Europe avant de partir. J'étais fébrile à l'idée de seulement partir. Et j'avais raison : le détour aura valu la peine.
Parce que le voyage est un détour. Parfois très long, parfois le temps d'un café. D'autres fois, il s'agit d'un détour pour aller chercher quelqu'un qui nous accompagnera le temps qu'il faut. J'ai préféré de loin mes voyages en solitaire, mais je n'étais probablement pas tombée sur de bons compagnons.
Je prépare tranquillement mon sac pour le prochain voyage. Je n'ai pas besoin de grand-chose cette fois-ci. Pas de guide de la route; elle me mènera là oû elle le veut. Pas de provison; je vivrai au jour au le jour. J'ai cependant besoin de ta main pour tenir la mienne, de tes yeux pour m'aider à regarder en avant, de tes deux pieds pour rester sur la terre ferme. Partons.
toujours
aimé
voyager.
Mais jamais pour la destination.
Enfin, je suis déjà tombée en amour avec certaines villes.
Mais jamais pour l'endroit.
Pour les gens, pour les parfums nouveaux qui m'enlaçaient, pour le mouvement fluide du trafic sous mes yeux, pour la langue que j'entendais me supplier de la comprendre, pour l'histoire que ma mémoire et mon imagination recréaient, pour ce que j'y vivais.
Pour ce que j'y devenais, pour ce que j'y comprenais.
La destination n'est jamais ultime; un voyage ne comprend jamais de point final. La destination, ce à quoi nous aspirons, n'est qu'un mirage, une illusion qui se doit d'être pour nous faire avancer. La route, les doutes, le retour; tout est mouvement.
Un voyage est une marque dans le temps, une évolution, une expérience.
Je prends, par exemple, mon voyage de 3 mois en 2007. Le "Vieux Continent" n'avait jamais signifié musées, Vatican, histoire pour moi. Je n'étais pas enchantée de voir l'Europe avant de partir. J'étais fébrile à l'idée de seulement partir. Et j'avais raison : le détour aura valu la peine.
Parce que le voyage est un détour. Parfois très long, parfois le temps d'un café. D'autres fois, il s'agit d'un détour pour aller chercher quelqu'un qui nous accompagnera le temps qu'il faut. J'ai préféré de loin mes voyages en solitaire, mais je n'étais probablement pas tombée sur de bons compagnons.
Je prépare tranquillement mon sac pour le prochain voyage. Je n'ai pas besoin de grand-chose cette fois-ci. Pas de guide de la route; elle me mènera là oû elle le veut. Pas de provison; je vivrai au jour au le jour. J'ai cependant besoin de ta main pour tenir la mienne, de tes yeux pour m'aider à regarder en avant, de tes deux pieds pour rester sur la terre ferme. Partons.
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