jeudi 16 avril 2009

Porte patio, Lionel et tickets!

Des jours comme aujourd'hui, où l'arrivée de l'été ne se compte visiblement plus en mois, j'en prendrais par dizaine.
Ça ne prend pas grand-chose pour faire mon bonheur : juste sortir dehors, mais attention, par la porte patio, me fait sourire. Aller lire sur le balcon, mais avec mon manteau, c'est quand même toujours agréable au mois d'avril. C'est le pincement sur l'avant-bras dont j'ai besoin pour m'assurer que je suis bel et bien toujours en vie.
Un autre moment, celui-ci plus mémorable, qui fait mon bonheur est celui de la première terasse de l'année! Le rite s'est commencé aujourd'hui même et pas n'importe où : chez Lionel! (Pour les moins connaisseurs de petits pubs rustiques de quartier, c'est à Neufchâtel. On peut y déguster la meilleure grosse 50 en ville ;) Après-midi donc fort agréable, à jaser avec une bonne amie que je vais malheureusement perdre pour tout l'été. Mais bon, il y aura toujours d'autres terasses et d'autres amis pour m'accompagner, et je trouverai toujours un trou pour une terasse à quelque part dans mon horaire chargé.
Chargé parce qu'à part les études qui servent à passer mon cours, le cours qui sert à m'enseigner une profession que je n'exercerai pas de toute façon, les examens qui vont finir par me donner accès à un vilain bout de papier qu'on appelle diplôme, le travail qui me sert à payer mes études, ma bière chez Lionel et mon auto, eh bien, à part tout ça, je pogne des tickets. J'ai ma vignette, mais je réussis quand même à en pogner sur le campus. J'en pogne comme on pogne n'importe quel individu désagréable au centre-ville. J'en pogne comme on pogne la grippe dans un foyer de p'tits vieux. J'ai jamais autant pogné de toute ma vie, mais c'est pas tellement flatteur. J'en suis à me demander si je possède réellement l'accuité visuelle requise pour détenir un permis de conduire : je les vois jamais, les mosus de panneaux, c'est pas compliqué! Encore l'autre jour, je me stationne dans la rue, devant une chocolaterie assez achalandée en période pascale, et c'est seulement à mon retour, en ouvrant ma portière du côté passager pour déposer mes emplettes que j'ai aperçu un poteau. Et seulement parce que ma porte accrochait dedans, sinon je l'aurais jamais su. Telle une matante Réjeanne qui se fait demander son âge, je suis trop gênée par le nombre pour le dévoiler. Est-ce que je suis un cas désespéré, ou vous en connaissez des comme moi?
Pour ma seule défense, je tiens à préciser que malgré mon pied pesant, je n'ai jamais encore été arrêtée pour excès de vitesse! (Ici se termine l'entrée, c'est beaucoup trop long taper à une main, avec l'autre qui touche du bois.)

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