vendredi 24 octobre 2008

Sur le bon chemin

Je ne croyais plus en rien et ne comprenais surtout plus rien.
Le désespoir aura duré 48 grosses heures (de trop).
J'ai cherché la réponse; maintenant je me sens sur une bonne piste. J'ai parlé à quelques personnes, que j'ai sélectionnées bien entendu (on choisit toujours son conseiller paraît-il ;) et j'ai lu. Pas beaucoup, par contre. Pas dans la Bible, pas dans des vieux grimoires non plus. Je n'ai pas cherché LA vérité, j'ai cherché la mienne, et c'est pourquoi je me suis relue. Assez étrange, j'en conviens, mais tout m'apparaît si limpide à présent : c'est comme si mon subconscient m'avait fait écrire la réponse que je cherchais tant.
Cet article faisait partie de mon blogue précédent, qui consistait plus en de la création littéraire qu'autre chose. Je n'ai relu que cet article ce matin et j'y ai vu tout plein d'images.
C'est un peu pour cette raison que je le publie ici, mais aussi parce que l'autre blogue n'était pas si pire que dans mes souvenirs et certains articles méritent encore un peu d'attention (de ma part du moins :). En voici donc un premier :

En transit

L'aéroport grouille en grand au gré des milliers de gens.
Mon billet, seule réalité encore tangible en cet univers glissant, est toujours valide je crois. Je suis nerveuse et le plie, le froisse, l'origamise si bien que la destination n'y est plus lisible. L'heure de départ non plus d'ailleurs.
Tous les sièges me semblent mouvoir, moultes bouées. Je m'accroche à une, le temps de reprendre mon souffle après une course effrénée passée à chercher un terminal qui n'existe peut-être (pas) plus. L'aérogare m'apparaît fraîchement rénové (tout me semble bouger, changer, glisser).
Je défroisse la demeure que je tiens entre mes mains. Trouble sa quiétude en ouvrant sa porte, en soulevant son toit et en découvrant ses volets. Les plis, que mon subconscient m'avait doucement suggéré de façonner, ont laissé des traces sur ce bout de papier. Chiffon sur lequel plus rien ne se trouve : plus de fond ni de forme.
Que faire? Les gentils agents de bord me laisseraient probablement entrer dans un avion que je crois avec certitude être le mien, les préposés au comptoir des réservations de vols ont l'air si gentils; ils me laisseraient savoir mon numéro de vol j'en suis sûre, les chauffeurs de taxi qui attendent dans un autre monde, le leur, me mèneraient là oü j'en aurais envie, les jambes que je considère encore miennes me guideraient là-bas, et moi...
Et moi je reste ici, à m'accrocher sur un un banc, à repousser les échéances trop fatiganditiques.
Le genre d'échéance qui n'apparaît même plus sur un billet que je croyais tenir.

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